Un jeu de tir iconique, qui a été au cœur de nombreuses LAN dans les années 2000 — à une époque où l’on ramenait son matériel informatique chez un ami ayant un domicile assez grand pour accueillir tout le monde. Un genre vidéoludique qui a fait mouche, et dont le principe a infusé l’industrie du jeu vidéo, à l’image d’Overwatch ou Valorant.
Malgré une concurrence accrue, Counter-Strike demeure toujours une référence plus de 25 ans après ses débuts. Le premier titre a d’ailleurs connu plusieurs suites, dont la plus récente, Counter-Strike 2, est arrivée en 2023. Mais si beaucoup connaissent les arcanes de ce jeu de tir à la première personne, combien savent l’origine de son nom ?

D’où vient le nom de Counter-Strike ?
On devine bien sûr que cela fait référence à du contre-terrorisme, puisque le jeu met en scène des unités des forces de police contre des membres d’une organisation armée, et que l’affrontement entre les deux équipes implique notamment une bombe qui doit bientôt exploser. Mais cela ne dit pas grand-chose de la genèse de ce titre.
Il faut remonter au 15 mars 1999 — le millénaire précédent ! — pour trouver le point de départ de CS : une conversation sur ICQ (un acronyme qui forme la phrase « I seek you », soit « Je te cherche »), qui était alors la référence des logiciels de messagerie instantanée dans les années 1990, avant l’arrivée de MSN Messenger / Windows Live Messenger dans la décennie suivante.
Les protagonistes ? Jess Cliffe et Minh Le, alias Gooseman.
À ce moment-là, ils discutent d’un nouveau mod reposant sur le célèbre jeu Half-Life qui aurait pour thème le contre-terrorisme. Il fallait cependant lui trouver un nom, et plusieurs idées circulent alors : Counterrorism, Counter-Strike, Strike Force, fRAG HEADS, Counter-Terror, Terrorist wars, Terror-Force ou Counter Force. Des noms pour la plupart proches, hormis fRAG HEADS, très atypique.
« Ça me plaît. Counter-Strike… Ce sera donc Counter-Strike. »
Gooseman
« Pour ma part, j’aime bien les Counter-Terrorist Forces », a glissé Gooseman à l’époque. L’intéressé s’occupait alors de la modélisation 3D. Pour sa part, Jess Cliffe a jugé le nom pas mal, bien qu’un peu long : « Je trouve que c’est un peu long… Je trouve que Counter-Strike est plutôt cool. » Une piste pour laquelle Gooseman a fini par donner son assentiment : « Ça me plaît. Counter-Strike… Ce sera donc Counter-Strike. »
Le mod avait donc un nom. Jess Cliffe, qui se focalisait sur la création des cartes du jeu, a partagé ce récit sur une ancienne page du site officiel. Il a été confirmé par ailleurs dans une version de travail de l’ouvrage Half-Life 2: Raising the Bar de 2016, se basant sur des phrases authentiques des deux individus sur ICQ.
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