Des salariés d'Amazon espagnols, allemands, britanniques et italiens ont lancé une grève pour le Black Friday. Ils réclament la mise en place d'une convention collective et une amélioration de leurs conditions de travail.

Des employés d’Amazon de plusieurs pays européens ont déclenché des grèves, à l’occasion du Black Friday, ce vendredi 23 novembre 2018. Cette journée clé pour l’e-commerçant est l’occasion pour les salariés de réclamer des meilleures conditions de travail.

Pour accompagner ces actions, le syndicat britannique GMB a publié une vidéo à destination de Jeff Bezos, le patron d’Amazon. Des employés de 17 pays répètent « nous ne sommes pas des robots  » dans leur langue maternelle, et témoignent sur Twitter via le hashtag #AmazonWeAreNotRobots. Les grévistes ont pris pour mascotte un robot en cartons de livraison et ont détourné le sourire du logo d’Amazon

Amazon avait déjà fait face à un mouvement de grève encore plus important, à l’occasion de son événement Prime Day, cet été.

Amazon refuse les critiques

Le syndicat britannique GMB et le syndicat international UNI réclament une amélioration des conditions de travail et dénoncent le refus de négociation d’Amazon. UNI revendique plus de 2 400 grévistes en Allemagne et en Espagne, et 90 % des effectifs d’un entrepôt d’Amazon en périphérie de Madrid est en grève. Au Royaume-Uni, au moins cinq entrepôts sont touchés.

Amazon s’est défendu  dans un communiqué de réponse à Business Insider : « Tous nos sites sont des lieux de travail sécurisés, et les rumeurs qui indiquent le contraire sont fausses. Amazon a 40 % d’accidents du travail en moins que les autres sociétés de transport et de stockage de Grande-Bretagne. Nous invitons tout le monde à comparer nos salaires, avantages et conditions de travail aux autres, et à venir à une des visites publiques que nous proposons tous les jours dans nos centres partout au Royaume-Uni.  »

Le mouvement de grève ne devrait pas affecter les livraisons françaises. // Source : www.quotecatalog.com

Les communiqués dans les autres pays sont du même acabit. Le géant se présente comme un entrepreneur fiable, et responsable. Aux États-Unis, l’e-commerçant a fini par céder un peu de terrain à ses employés en augmentant le salaire minimum, tout en supprimant certains bonus.

Malheureusement pour les grévistes, le mouvement n’a pas été assez suivi pour affecter de façon significative les livraisons d’Amazon.

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