Lancé il y a un an en Zambie, le projet Internet.org est maintenant déployé dans 17 pays. Bien que vivement critiqué par les défenseurs de la neutralité du net, le programme est appelé à se développer. C'est en tout cas l'objectif de Facebook, qui en est à l'origine.

Facebook reste droit dans ses bottes. Malgré les critiques visant l'initiative Internet.org, qui est accusée de porter atteinte au principe de la neutralité du net, le site communautaire a bien l'intention de lui permettre de monter en puissance et d'atteindre de nouveaux pays dans les prochains mois. C'est ce que le réseau social a fait savoir à l'occasion du premier anniversaire du lancement du projet en Zambie.

17 PAYS, 9 MILLIONS DE CONNECTÉS

Revenant sur l'année écoulée, Facebook explique que Internet.org est désormais actif dans 17 pays (situés en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud), via des partenariats tissés avec une douzaine d'opérateurs. Le programme couvre en théorie d'un milliard de personnes, mais ils ne sont "que" 9 millions à avoir effectivement sauté le pas, explique Chris Daniels, le vice-président Produit pour Internet.org.

"En fournissant aux individus un accès gratuit à des services basiques via Internet.org, notre objectif était d'amener plus de personnes en ligne et de les aider à découvrir l'intérêt d'Internet — et ça marche", assure le réseau social.

EN FAIRE DE FUTURS INTERNAUTES

Selon ses statistiques, la présence d'Internet.org accélère en moyenne de 50 % la vitesse avec laquelle les nouveaux usagers basculent sur les réseaux de télécommunications et plus de la moitié des utilisateurs qui sont arrivés en ligne avec Internet.org acceptent ensuite de payer pour accéder plus largement à Internet au cours des 30 premiers jours.

Soucieux de développer ce projet, Facebook explique que les procédures ont été simplifiées pour que les opérateurs puissent rejoindre le mouvement plus facilement. Un portail a été mis en place pour leur permettre notamment d'accéder à des outils techniques et à des recommandations de bonne pratique.

DES CRITIQUES EN TOILE DE FOND

Par contre, le réseau social ne dit rien sur les objections de ses détracteurs qui pointent des violations de la neutralité du net avec ce programme. En mai, Mark Zuckerberg — le fondateur de Facebook — est toutefois revenu sur cette controverse en défendant les choix de l'initiative. À ses yeux, la neutralité du net est sans objet si l'on ne commence pas d'abord par donner un accès à Internet.

"Il fallait commencer quelque part donc nous avons commencé avec des partenaires qui voulaient nous aider à connecter le monde", défend le créateur de Facebook. "Mais nous travaillerons avec quiconque veut nous rejoindre. Aucune entreprise ne paie pour être incluse dans Internet.org, aucun opérateur n'est payé pour offrir ces services. Facebook ne montre même pas de publicités sur Internet.og".

SERVICES DE BASE

Dans le détail, Internet.org prend la forme d'une application propriétaire capable de fonctionner sur des mobiles d'entrée de gamme. Elle donne accès gratuitement à des "services de base", grâce à des partenariats noués avec des éditeurs de services en ligne et avec des opérateurs mobiles qui acceptent de ne pas facturer le service.

Ces services de base sont constitués en fait d'une poignée de sites triés sur le volet, sans possibilité de visualiser des photos ou des vidéos afin de limiter la consommation de données mobiles. En général, ceux-ci portent sur l'emploi, la santé, l'éducation, le sport, les actualités et la météo. Facebook ajoute bien entendu ses propres services (dont Messenger). Wikipédia est aussi proposé.

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