Plus de modération humaine et une monétisation plus encadrée : Susan Wojcicki, directrice générale de YouTube, a promis des mesures de lutte contre les dérives en cours sur la plateforme vidéo. Mais le flou entourant l'objectif poursuivi de 10 000 modérateurs à travers Google en 2018 interroge sur l'ampleur réelle de l'effort annoncé.

« Plus de personnes pour vérifier plus de contenu » : c’est la stratégie choisie par Susan Wojcicki, directrice générale de YouTube, pour lutter contre les multiples dérives en vigueur sur la plateforme de Google, entre les vidéos d’exploitation d’enfants, les parodies malsaines de dessins animés, les commentaires pédophiles ou encore les contenus de propagande terroriste ou haineuse.

Dans un article de blog publié ce lundi 4 décembre, elle promet un renforcement des équipes de l’entreprise :  « En 2018, nous souhaitons aller plus loin et faire monter à 10 000 le nombre de personnes chargées chez Google de lutter contre les contenus susceptibles de violer nos politiques. »

Si le palier des 10 000 modérateurs est symbolique, il reste difficile d’évaluer l’effort réel de YouTube en la matière puisque la plateforme ne communique pas sur ses effectifs actuels. Sans compter que le déploiement annoncé concerne Google dans sa totalité, ce qui interroge sur le nombre de personnes véritablement concernées chez YouTube.

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CC Masaki Tokutomi

YouTube promet des compte-rendus réguliers

Susan Wojcicki promet en outre la publication d’un compte-rendu régulier informant le public des dernières actions prises autour des contenus signalés et des vidéos supprimées, pour plus de transparence.

La directrice générale de YouTube assure également que les vidéos monétisables seront choisies avec plus de rigueur, espérant de fait regagner la confiance des publicitaires qui ont suspendu leur(s) campagne(s) pour dénoncer l’association de leurs annonces à des contenus douteux.

La polémique sur les dérives des vidéos de mineurs a notamment incité des modérateurs bénévoles à dénoncer le manque de soutien de YouTube, eux qui affirment travailler depuis plus d’un an avec un outil de signalement défectueux.

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