Une transition rapide pour les utilisateurs, plus lente pour les sites web. Google vient de détailler à quel rythme il entend se débarrasser de Flash au profit du HTML5.

Le plan de bataille de Google contre Flash se précise. L’entreprise américaine vient de détailler le 9 décembre sa stratégie de transition pour imposer les contenus en HTML5 au détriment de ceux affichés au format Flash. Mais pour que la bascule se fasse sans heurt, la firme de Mountain View va suivre deux calendriers distincts.

Le premier concerne les utilisateurs de Chrome. Pour eux, le calendrier d’adoption sera rapide. Il est prévu d’activer par défaut HTML5 au détriment du Flash pour 1 % des utilisateurs en janvier 2017 avec la version 55 de Chrome, qui a déjà commencé à être déployée. Les 100 % seront atteints dès le mois suivant, avec Chrome 56.

Une transition pour les utilisateurs et pour les sites web

Le second porte sur les sites web. Pour eux, la transition s’étalera de janvier à octobre 2017. De quoi s’agit-t-il ? Hé bien, tous les sites qui utilisent Flash devront demander l’autorisation de leurs visiteurs pour lancer leurs contenus. Cette obligation concernera d’abord 1 % des sites en janvier jusqu’à 100 % en octobre.

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La politique menée par Google contre Flash prévoit toutefois dix exceptions, au motif que leur notoriété ne permet pas de leur appliquer exactement les mêmes règles de transition que des sites plus classiques. Parmi eux on retrouve les célèbres YouTube, Facebook, Yahoo, Twitch, Amazon et Live ainsi que quelques sites russes (VK, Yandex, OK, Mail).

Les trois autres principaux éditeurs de navigateur web sont aussi sur la brèche pour marginaliser Flash. Si chacun avance à son rythme, que ce soit Microsoft avec Edge, Mozilla avec Firefox ou Apple avec Safari, tout le monde va dans la même direction, afin de privilégier une technologie, plus fiable, plus véloce, plus légère et plus réactive.

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