La filiale de Google spécialisée dans l'intelligence artificielle, DeepMind, s'est rapprochée de plusieurs grands distributeurs énergétiques au Royaume-Uni pour envisager l'utilisation d'une IA pour optimiser la consommation énergétique du pays.

« L’énergie est notre avenir, économisons-la ». Le célèbre slogan d’EDF, rabâché sans arrêt à chaque fois qu’une publicité de l’électricien passe à la télévision ou à la radio, pourrait en réalité convenir à merveille à DeepMind, la filiale de Google spécialisée dans l’intelligence artificielle. En effet, celle-ci a manifestement trouvé une nouvelle vocation, à savoir réduire le montant de la facture d’électricité, en plus de devenir un as au go, jouer à StarCraft II ou travailler dans la médecine.

Depuis l’été dernier, on savait que la firme de Mountain View utilisait les capacités de DeepMind pour améliorer significativement l’efficacité énergétique de ses centres de traitement de données. Demis Hassabis, le cofondateur de DeepMind, avait expliqué qu’une intelligence artificielle a pu réduire la consommation de ses data centers, en suggérant une série d’améliorations, à tel point qu’elle aurait permis à Google une hausse de 15 % de l’efficacité énergétique.

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Crédits : DeepMind

Aujourd’hui, l’entreprise américaine voudrait aller plus loin en utilisant le savoir-faire de DeepMind non pas dans une entreprise mais à l’échelle de tout un pays. Le Financial Times rapporte en effet que la filiale de Google est entrée dans une phase de discussion avec National Grid — un fournisseur d’énergie britannique qui distribue du gaz à près de 11 millions de foyers au Royaume-Uni — pour envisager l’utilisation d’une intelligence artificielle sur son réseau.

Ce serait formidable si vous pouviez améliorer de 10 % l’usage énergétique du pays

Les discussions sont toutefois à un stade très précoce, préviennent les responsables des deux entreprises. Mais du côté de Google, on ne cache pas son enthousiasme : « ce serait formidable si vous pouviez améliorer de 10 % l’usage énergétique du pays sans aucune nouvelle infrastructure, simplement avec de l’optimisation. C’est assez palpitant », lance Demis Hassabis, qui a glissé être en discussion avec les autres gros fournisseurs énergétiques.

L’aide de DeepMind pourrait se faire au niveau des sources d’énergie renouvelables ; comme le pointe Business Insider, celles-ci apparaissent par intermittence (il ne fait pas toujours beau, le vent ne souffle pas toujours…). Alors que National Grid souhaite voir sa part dans le renouvelable augmenter, les algorithmes de DeepMind pourraient apprendre des demandes survenant sur le réseau de National Grid et ainsi mieux y répondre.

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