Depuis plusieurs années, l'eSport se démocratise à vitesse grand V. Un nouveau pas vient d'être franchi à l'université de l'Utah, qui dédie une bourse scolaire à la discipline et s'apprête à monter une équipe sur League of Legends.

Après la Californie, qui a passé le cap l’année dernière, c’est la prestigieuse université de l’Utah qui va monter une équipe de eSport sur League of Legends de Riot Games et offrir des bourses d’étude pour ses joueurs. Au même titre que les championnats universitaires de basket ou de football, qui offrent un soutien financier aux sportifs pour leurs études, l’eSport va dorénavant être considéré exactement de la même manière.

L’établissement est la première université du Power Five, qui fait partiedes cinq meilleures conférences sportives des États-Unis, à créer un tel système de bourse ainsi qu’un réel soutien.

L’initiative est financée par le département Entertainment Arts & Engineering, désigné meilleur programme de soutien aux jeux vidéo en 2016 par The Princeton Review, et soutenue par le programme pour le développement du jeu vidéo de Salt Lake City. Une combinaison qui permet de ne pas toucher au budget déjà conséquent de 70 millions de dollars alloués aux différents sports déjà existants.

« Nous voulons que d’autres écoles se joignent à nous »

C’est une étape importante dans la démocratisation de cette discipline que l’Université de l’Utah a franchi, qui pourrait être suivie par les autres grandes structures éducatives et sportives du pays. AJ Dimick, le responsable de ce nouveau programme eSport, est convaincu de son potentiel : « Nous voulons que d’autres écoles se joignent à nous […] Allons-y ensemble. »

Pour l’instant, les premiers joueurs de League of Legends ne toucheront qu’une bourse partielle, l’idée à long terme étant de financer les études d’une équipe pouvant compter jusqu’à 35 joueurs. Pour cela, des partenariats marketing et des parrainages seront nécessaires, ainsi que des participations à des compétitions, comme la Collegiate Championship, organisée par Riot Games.

Et si, en France, les universités ne semblent pas encore très ouvertes sur ce sujet, on pourra toujours se consoler avec notre Coupe de France.

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