Un officier de police a suggéré d'appliquer des brouilleurs de signal wifi aux cybercriminels. Cependant, différents experts s'opposent à ce genre de projet.

Gavin Thomas, le président de l’Association des Chefs de Police d’Angleterre et du Pays de Galles, a suggéré d’intégrer de nouvelles peines pour combattre plus efficacement le cybercrime. Il souhaiterait attacher aux cybercriminels des brouilleurs sans fil pour une période de temps définie, afin qu’ils ne puissent plus accéder à internet. Ces appareils, considérés illégaux au Royaume-Uni, peuvent être facilement attachés sur les chevilles ou les poignets d’une personne.

En effet, Thomas affirme : « Nous devons arrêter d’utiliser des peines du 19e siècle pour des crimes du 21e siècle. Ça coûte 38 000 livres par an pour garder quelqu’un en prison, mais si vous observez les statistiques concernant les courts séjours en prison, le taux de récidive est extrêmement haut. Par conséquent, […] il y a beaucoup de chances que la personne qui sortira de prison commettra un autre délit.  »

Nous devons nous arrêter d’utiliser des peines du 19e siècle pour des crimes du 21e siècle

Cal Leming, un consultant en sécurité et hacker à la retraite, souligne que l’appareil peut facilement être détourné et que les condamnés peuvent utiliser tranquillement des câbles ethernet pour se connecter. Un autre consultant ajoute que le brouilleur pourrait aussi causer des problèmes de connexion à d’autres utilisateurs proches de lui, ce qui serait bien gênant. De son côté, Thomas souligne : « C’est un phénomène croissant et nous devons commencer à considérer comment l’on doit contrôler cela. »

Un professeur de cyberpsychologie [ndlr : veuillez nous excuser pour l’overdose de cyber choses, on se croirait dans Designated Survivor] de l’Université de Dublin, Mary Aiken, explique que le problème est directement lié à l’éducation des jeunes, en disant qu’une « ré-évaluation fondamentale de l’impact de la technologie sur la jeunesse  » est nécessaire. Ainsi, elle propose dans une étude de penser à des programmes éducatifs plus efficaces, qui peuvent développer au mieux les compétences numériques des jeunes, au lieu de les contraindre.

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