Beaucoup d'entreprises de presse américaines sont en train de voir une forte croissance dans les abonnements à leurs médias et dans les dons des lecteurs. Cette vague post-électorale de soutien public pourrait marquer une éventuelle reconstruction de la confiance entre lecteurs et journalistes.

Le journalisme américain commence à connaître une nouvelle vague de support et de contributions après que Donald Trump a été élu président des États-Unis. Signalé par le laboratoire de recherches en journalisme d’Harvard, le NiemanLab, ce nouveau soutien public est en train de toucher des entreprises comme ProPublica, le New York Times (NYT), le Washington Post ou encore, l’excellent Mother Jones.

D’après le fondateur de ProPublica, Richard Tofel, le journal en ligne est en train d’enregistrer une entrée de financements 10 fois plus grande que celle qu’il connaît d’habitude. Cela a été aussi stimulé par le coup de pouce médiatique donné par le fameux présentateur anglais John Oliver, qui a invité ses spectateurs à envoyer des dons à ProPublica et à s’abonner au NYT ou au Post.

De son côté, le New York Times a révélé, au cours de l’une de ses nombreuses disputes avec Donald Trump sur Twitter, que l’entreprise a obtenu a quadruplé sa croissance en termes d’abonnés aussi bien sur sa version papier que sur sa version en ligne.

Même The Atlantic signale une hausse de 160 % de ses abonnements post-élections, avec un doublement des visites sur leur site internet.

Selon le média, même les organisations qui se sont engagées contre le magnat américain ont reçu un soutien plus vigoureux de la part de la population américaine, notamment la Planned Parenthood, le Council on American-Islamic Relations (CAIR), et l’Union Américaine des Libertés Civiles (ACLU) qui a connu une véritable panne sur sa page de dons, après une hausse des visites de 7 000 %. En effet, l’association reconnaît avoir reçu 120 000 dons, dont le montant total s’élève à 7,2 millions de dollars, dans les 5 jours qui ont suivi l’élection de Trump.

Ainsi, beaucoup de groupes de presse sont en train de former une sorte d’alliance anti-Trump et de renforcer mutuellement leurs bases économiques et leur influence médiatique.

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Néanmoins, on ne sait pas si cette tendance actuelle persistera dans le temps, comme monsieur Tofel l’avoue, mais il est indéniable qu’en ce moment, une bonne partie de la population américaine est en train de mesurer l’intérêt de la presse en ligne et du journalisme indépendant.

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