10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi !
Guillaume Champeau - publié le Vendredi 06 Juin 2008 à 13h19 - posté dans Société 2.0
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La loi Hadopi, rebaptisée "Loi Création et Internet", prévoit de mettre en place une Haute Autorité chargée d'avertir d'abord et de sanctionner ensuite les internautes qui ne respecteraient pas les droits d'auteur sur Internet. Selon un sondage réalisé récemment par l'industrie, 74 % des Français seraient favorables à ce système de riposte graduée plutôt qu'à la loi actuelle. Numerama liste 10 raisons non exhaustives pour lesquelles il est impératif de rejeter la loi Hadopi. Piratez-les sur votre blog, sur les forums et dans vos mails !

1. Elle ne vise pas les pirates !

La loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Elle crée en fait un nouveau délit, le "fait, pour la personne titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne (un accès à Internet, ndlr), de ne pas veiller, de manière répétée, à ce que cet accès ne fasse pas l'objet d'une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin sans l'autorisation des titulaires de droits lorsqu'elle est requise". Or pour vérifier que l'abonné n'a pas "veillé" à ce que son accès ne soit pas utilisé pour pirater, la Haute Autorité ne pourra s'en remettre qu'à une seule présomption : le fait que l'accès a été en fait utilisé pour pirater. Peu importe que ça soit par l'abonné lui-même ou par ses enfants, son ex-compagne ou un voisin de passage. La loi crée donc une responsabilité du fait d'autrui qui serait une première dans le système juridique français. L'article 1384 du code civil prévoit bien la responsabilité du fait d'autrui, mais uniquement dans des cas où le tiers coupable est jugé incapable (les mineurs par exemple), ou est placé dans une situation de subordination par rapport à son responsable.

2. Elle crée une présomption irréfragable de culpabilité

La loi impose aux abonnés à Internet de protéger leur accès à Internet, par exemple en utilisant les moyens de filtrage proposés par leurs FAI, et dont la liste sera communiquée par la Haute Autorité. Mais comment un abonné qui a mis ces moyens de filtrage en place pourra-t-il prouver sa bonne foi s'il est accusé du contraire ? Comment prouver qu'à une heure donnée, un jour donné, le mécanisme de filtrage était bien activé sur l'ordinateur de l'accusé ? Ca n'est plus la présomption d'innocence qui préside, mais une présomption de culpabilité qui ne pourra en aucun cas être renversée. La loi Hadopi bafoue les droits de la défense en feignant d'ignorer que ces droits, dans les faits, ne pourront jamais être exercés.

3. Elle est déjà obsolète.

Puisqu'il n'est techniquement possible que de trouver l'adresse IP de ceux qui partagent les oeuvres et non de ceux qui les téléchargent depuis des serveurs distants, le projet de loi Hadopi ne vise de fait que le P2P dans son dispositif. Or aujourd'hui le piratage se produit au moins autant sur les serveurs de newsgroups et les sites de téléchargements et de stockage comme RapidShare, dont les utilisateurs sont mis à l'abri de toute procédure. De plus, les nouvelles générations de réseaux P2P sont conçues de façon à masquer l'adresse IP des utilisateurs qui partagent des fichiers, ou à ne pas pouvoir associer de façon certaine une adresse IP à un contenu partagé. Sachant qu'il est toujours politiquement beaucoup plus facile de créer une Autorité administrative que d'en démanteler une, est-il utile d'aggraver la charge publique par une énième Haute Autorité qui sera très rapidement incapable de travailler, ou de façon tellement anecdotique que son efficacité sera nulle ?

4. Elle interdit même le P2P légal.

Il n'existe et ne peut exister aucune base de données des oeuvres protégées par les droits d'auteurs. Donc le père de famille qui veut sécuriser son accès à Internet conformément aux obligations disposées par la loi Hadopi devra bloquer l'ensemble du P2P sur sa ligne, car aucun filtre ne pourra bloquer uniquement les téléchargements et uploads d'oeuvres protégées. De fait, c'est donc l'ensemble du P2P légal qui est mis au banc par le projet de loi. Il y a fort à parier qu'en plus, les FAI qui devront communiquer une liste d'outils de filtrages "efficaces" proposeront des outils qui bloquent automatiquement tous les logiciels d'échange comme eMule, BitTorrent et consorts.

5. Elle nécessite un fichage contraire à la jurisprudence de la CNIL

Pour mettre en oeuvre la riposte graduée, la Haute Autorité devra connaître l'historique des éventuels messages d'avertissement envoyés auparavant aux abonnés. Elle doit donc conserver les données d'infraction pendant une période longue. Si l'abonné est sanctionné par la suspension de son abonnement à Internet, son nom doit être inscrit pendant un an dans un registre communiqué aux fournisseurs d'accès à Internet, qui ont l'obligation de le consulter avant toute ouverture d'accès. Si le nom du client y figure, l'abonné ne peut pas s'inscrire. Or par le passé, la CNIL n'a autorisé ce type de fichage qu'à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu'il a causé est réparé (un remboursement d'impayé pour être retiré du fichage de la Banque de France, par exemple). Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l'abonné n'ait la possibilité de mettre fin au dommage qu'il a causé par sa négligence.
On notera aussi que la conservation des données qu'implique la mise en oeuvre de la riposte graduée est équivalente à celle imposée aux FAI pour les besoins de la lutte contre le terrorisme. De quoi se poser des questions sur la proportionnalité du mécanisme au but poursuivi.

6. Elle crée une justice à deux vitesses, selon que vous serez puissant ou misérable.

La Haute Autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée avertira et sanctionnera les internautes qui ont partagé illégalement des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Mais quelles oeuvres ? Elle n'agira que sur la base de relevés effectués par les ayant droits eux-mêmes, c'est-à-dire par ceux qui ont la puissance financière pour effectuer un contrôle et un relevé des adresses IP sur Internet pour protéger leurs oeuvres. En clair, les majors du disque et du cinéma. Les petits labels ou les artistes indépendants seront de fait exclu du mécanisme de défense de leurs droits prévu par la loi Hadopi, quand bien même leurs oeuvres seraient piratées massivement.

7. Elle encourage la politique de l'autruche.

Il suffit de regarder le contenu des accords de l'Elysée pour voir que les industries culturelles estiment qu'elles n'ont pas à améliorer l'attractivité de leurs offres légales tant que la riposte graduée prévue par la loi Hadopi n'est pas effective. C'est-à-dire, au mieux, pas avant le premier trimestre 2009. Et encore, en fait, bien après, puisque l'accord prévoit un délai d'un an à compter de la mise en oeuvre effective de la riposte graduée. Au moins si la loi Hadopi était rejetée, les industries culturelles se décideraient peut-être enfin à se donner un grand coup de pied dans le derrière pour proposer aux consommateurs ce qu'ils attendent. C'est la base de tout commerce.

8. Elle a été jugée contraire aux droits de l'Homme par le Parlement Européen

Comment, alors qu'elle sera présidente de l'Union Européenne, la France peut-elle ignorer une sanction aussi lourde du Parlement européen ? Le 10 avril 2008, les eurodéputés ont voté une résolution qui "invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telles que l'interruption de l'accès à l'Internet."

9. Elle ne sera pas plus efficace que la loi DADVSI votée il y a trois ans.

Nulle part au monde les tentatives de dissuasion et de répression n'ont fait baisser le nombre de contenus piratés et surtout n'ont fait grimpé le nombre de CD et DVD vendus. Dix ans après l'arrivée de Napster, il est peut-être temps de changer enfin de stratégie.

10. Elle coûtera extrêmement cher à mettre en oeuvre pour l'Etat

Lors des Assises du numérique, le président de l'Autorité de Régulation des Mesures Techniques et probable futur président de l'Hadopi s'est dit prêt à mettre en place "un processus de traitement automatisé permettant l’envoi de 10 000 messages d’avertissements par jour". 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an. Pour les envoyer, il faut connaître l'adresse IP de l'abonné, et demander l'adresse e-mail correspondante au FAI. L'arrêté du 22 août 2006 pris en application de l’article R. 213-1 du code de procédure pénale prévoit que l'identification d’un abonné ADSL et de son fournisseur d’accès internet donne lieu à une indemnité forfaitaire de 8,50 euro par IP. Soit un coût global de 31 millions d'euros par an, auquel doivent s'ajouter les frais postaux d'envois de lettres en recommandé exigées au minimum lors du deuxième avertissement, les frais de relevés des infractions, les frais de conservation des données, et les frais de fonctionnement administratifs de la Haute Autorité.
Pour que l'Hadopi ne creuse pas le déficit budgétaire de l'Etat, elle devra donc générer en retour au moins 31 millions d'euros de recettes fiscales chaque année par l'augmentation supposée des ventes sur les plateformes légales. Rapide calcul. Un MP3 vendu 0,99 euros sur Internet rapporte à l'Etat 16 centimes d'euros de TVA. Pour aller à l'équilibre, il faudrait que les Français achètent environ 194 millions de titres par an en plus de ceux qu'ils achètent déjà - ce qui suppose au passage qu'ils n'achètent pas sur iTunes, où la TVA bénéficie au Luxembourg. A titre de comparaison, les ventes de musique sur Internet en France au premier trimestre 2008 ont rapporté à l'industrie moins de 7 millions d'euros HT. On veut bien croire en faisant un effort à une augmentation des ventes consécutive à l'adoption de la loi Hadopi, mais à ce point ?

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Loi Hadopi
 
 
43 commentaire(s)
 
kraftonZ
Le 06 Juin 2008 à 13h31
Entre un cd et trois kilos de pâtes, les français ont choisi ou vont choisir ...

Le choc pétrolier actuel ne va pas aider à remonter la pente des ventes de musique (en ligne ou pas) ... entre le dernier album de la starac et de quoi nourrir sa famille en bouclant un budget resserré avec la hausse de l'alimentaire et du prix du pétrole, le choix est tout fait.


en plus c'est la fin de nos libertés d'expression et de communication sur le net ...
lildadou
Le 06 Juin 2008 à 13h45
 
Sa donne envie de se balader en ville avec un netbook, de cracker les accès à tout va (il me faut bien 30 sec pour casser une clé WEP) et de leur déposer un joyeux message :
"Bonjour, je suis en bas de chez vous et j'ai piraté votre accès Internet (la clé WEP). Consultez donc la loi Hadopi pour voir ce que VOUS encourez."
Fab.z
Le 06 Juin 2008 à 14h16
Supprimer le P2P privé c'est vraiment naz.
Ca fait vraiment la loi chacun pour sa gueule.
On peu meme pas passer de la zik a ses potes...

Ca donne envie de frapper les gens ^^
MrRamon
Le 06 Juin 2008 à 14h37
 
Je vous suggère de faire des bannières/boutons pour acheminer les internautes sur cette page ESSENTIELLE.
pleindeuss
Le 06 Juin 2008 à 14h49
 
tout aussi dangereux serait le retour à un internet limité par des quotas de bande passante...

je fais comment, moi qui utilise internet pour le boulot et qui envoie des gros fichiers ???

et apres toutes les pubs qu'ils ont fait pour le download illimité, les FAI viennent pleurer pour des restrictions de bande passante !!! à l'heure de la HD ou un film pèse plusieurs GO, ils sont malades ???
pleindeuss
Le 06 Juin 2008 à 14h49
 
et à l'heure de la fibre optique
Galactica
Le 06 Juin 2008 à 14h52
Bon....soyons réalistes, les carottes sont cuits là...entre l'hadopi, la fameuse charte des fai et bientôt la réforme du "paquets telecom"...
Maintenant qu'ils commencent à remettre en cause les liberté à tout va.....
je me demande si on cherche pas tout simplement à tuer le net français...
al4az
Le 06 Juin 2008 à 17h21
Si tout ce merdier se met en place:

avant je vivais normalement sans le net et si c'est pour uniquement relever mes mails ou sera l'intérêt de payer un forfait pour avoir une télé adsl, un téléphone et une connection merdiques?
Je plains ceux qui bossent ou devront bosser avec ce foutoir bridé, surveillé, censuré, vérolé etc etc...

Si c'est la réalité de demain je résilie tout même si c'est sans égale pour la vraie culture et la connaissance.

Au fait, vont faire comment pour les impôts en ligne, le projet de vote en ligne et tout le reste lié au net?
Darklite
Le 06 Juin 2008 à 17h26
 
Notre ancien ministre de la culture avait prévenu qu'après DADVSI il y en aurait encore pour compléter son "Å“uvre" ...

J'imagine à peine les prochaines... :'(
superadmin
Le 06 Juin 2008 à 18h15
Bravo pour cette excellente news ...
et peut etre que mon oncle lit numerama ?
++
Nioubi
Le 06 Juin 2008 à 18h29

Un crack du hacking comme toi, doit savoir que les clés wep ne sont plus les clés les plus répandus.

Tu es notre Celestus du jour, félicitations.
bourgpat
Le 06 Juin 2008 à 18h32
 
Si on suit la logique après les mesures "pédagogiques" si elles devaient rester sans effet sarkosy avait promis aux industriels de passer au répressif.

Il n'y a que du bon à attendre.

Et sinon pas espérer une information non digne de la pravda sur ce sujet, les journalistes négocient eux aussi pour abattre le net qui est responsable de la chute des vente de journaux.
lildadou
Le 06 Juin 2008 à 20h18
 
@Nioubi : Effectivement il y a une majorité de station WPA/WPA2... mais d'un poste fixe je capte déjà 12 stations en WEP.

.|..
dhabrelin
Le 06 Juin 2008 à 21h29
 
@Nioubi et lildadou >> Vous semblez oublier que si la proportion de clés WPA/WPA2 est effectivement en hausse, celles-ci ne sont utilisées que par des personne relativement aptes en informatique, ou par des réseaux d'entreprises.

Le commun des mortels est encore bien souvent en WEP.
Neuro
Le 06 Juin 2008 à 21h48
Bravo à Kad pour cette brillante analyse. china.gif

Ce que j' en retiens, c' est la 10éme raison : 10. Elle coûtera extrêmement cher à mettre en oeuvre pour l'Etat .

Extrêmement cher et même bien plus cher que ce que ne coûte le piratage toutes techniques et technologies confondues. Il n' y a pas de sens a vouloir lutter a ce prix là contre les téléchargements illégaux. C 'est de l' argent jeté par les fenêtres. De plus avec ce mille feuilles de loi votées et en projet, Où vas le net français ? : Droit dans le mur.

Tout cela reflète bien le coté vieux jeu, vieille fRance du refus des nouveautés et des nouvelles technologies et qui refuse de regarder en avant. Tellement français tout ça. :beurk:
TotoRhino
Le 06 Juin 2008 à 22h19
Oui l'article est bon et fait ressortir les aberrations de cette loi et surtout l'archaïsme de la solution.

Mais histoire d'aller un peu à contre courant, il y a quand même une chose qui me choque. C'est de dire d'entrée de jeu : "1. Elle ne vise pas les pirates !"
Comme si le lecteur devait se démarquer des autres, les téléchargeurs.

Mais désolé, je ne me sens pas pirate même si la mode est de l'affirmer ; ou alors tout le monde est pirate, ce qui me semble plus juste.

Car ce qu'il faut dénoncer de cette loi c'est qu'elle vise tout le monde et que les autorités considèrent en fait que tout le monde est pirate.

C'est ça le vrai problème et la raison pour laquelle cette loi est antidémocratique, voire annonciatrice d'une dictature prochaine du numérique.
Croux
Le 06 Juin 2008 à 23h30
 
C'est bien joli tout ça, mais comment vont-ils prouver que l'accès à internet aura été utilisé à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin sans l'autorisation des titulaires de droits lorsqu'elle est requise ?
Neuro
Le 06 Juin 2008 à 23h46

Ben avec emule c' est possible de traquer une IP. Mais quand la masse de peeristes passeront aux réseaux cryptés, il sera alors quasiment impossible de tracer les gens.
Croux
Le 07 Juin 2008 à 00h07
 
Pour prouver qu'on est coupable, quelle méthode vont-ils employer: devront-ils venir télécharger chez nous des fichiers pour les analyser ?
Seri
Le 07 Juin 2008 à 00h27
 
11 / La haute autorité n'étant pas un organisme judiciaire, et étant même, si j'ai bien compris, obligée de signaler les sanctions au procureur qui pourra donner suite, il y a toujours risque d'un procès pour contrefaçon en plus de la suspension de connexion. Dans les faits ce serait une double peine, mais la haute autorité n'étant pas liée à la Justice, je ne suis pas sûr que ça en soit une dans la théorie.
fcna2005
Le 07 Juin 2008 à 00h29
 
Completement nul comme article surtout sur la partie ca profite au plus fort, la SACEM represente toutes les oeuvres protégées puissante ou pas puissante quand on reste ce que des conneries d'anti droit d'auteur
lt8nk
Le 07 Juin 2008 à 00h32
 
Tiens en passant Pascal nègre est passé sur France 3 dans l'émission "en 3 mots" je crois. Ils ont parlé un peu de tout. La plus grosse erreur qui a été dite c'est que selon Pascal Nègre et le journaliste, la connexion sera coupée à celui qui télécharge... De plus, selon notre ami Pascal, tous les albums sont à 10 € et enfin la licence globale est déjà en place avec leurs abonnements. Ah oui, il dit aussi que les albums ne sont pas plus chers qu'ailleurs donc ils ne sont pas trop chers... No comment !
Neuro
Le 07 Juin 2008 à 00h33

Quels arguments. Bravo je suis convaincu là. biggrin1.gif
lt8nk
Le 07 Juin 2008 à 00h40
 
Oui c'est bien "En 3 mots" sur France 3 Paris Ile de France à 19h57. Vous devriez recherchez la vidéo. Si je la trouve je mets le lien.
Neuro
Le 07 Juin 2008 à 02h20

Tiens, marre toi : http://www.cisco.com/web/FR/dialog/index.html Il faut écouter l' émission N° 90 du 28/05/08

biggrinthumb.gif
bourgpat
Le 07 Juin 2008 à 12h42
 
Il y a aussi l'isoc qui vient de lancer un appel assez clair pour etre compris par le commun des mortels.

ici et ici.

PéN
Le 07 Juin 2008 à 14h24
Même en WPA vous n'êtes pas à l'abri... suffit d'avoir un bon dictionnaire, j'en ai trouvé un bon de 16Go qui me permet de cracker quasiment 3/4 des clefs, par contre c'est vrai que c'est plus long, enfin, rien n'empêche de se servir normalement du PC en même temps.
Croux
Le 07 Juin 2008 à 14h51
 
Le problème, à la base, reste pour les autorités de prouver qu'il y a eu infraction (échange ou mise à disposition de contenu sans autorisation des ayants droits...).

Comment vont-ils procéder, car jusqu'à présent, les huissiers constataient un "problème" vis-à-vis de la loi, qu'ils transmettaient au juge pour que celui-ci procède à une perquisition afin d'en apporter les preuves.

Seulement maintenant, ces constatations, devraient être remplacées par un système automatisé. Mais comment ce système fonctionnera-t-il ? Si un client P2P se connecte à ce système pour demander un fichier, peut-on considérer qu'il y a là infraction ("demander" est-ce enfreindre la loi) ? A l'inverse si c'est ce système automatisé qui se connecte au client P2P, alors ce système ne devient-il pas lui-même coupable de contre-façon s'il obtient un fichier (même partiel) en réponse ? Et s'il n'obtient rien, l'infraction est-elle alors caractérisée ?

On est loin d'avoir un système comme les radars automatiques qui fournissent au moins une photo prouvant l'infraction...
Là, j'ai plutôt l'impression que tout possesseur d'accès internet sera considéré comme coupable jusqu'à preuve du contraire.
superadmin
Le 08 Juin 2008 à 06h55
Salut a tous.

bon, pour une fois qu'un post n'est pas 'commenté' par les surspecialistes en tout de la dijiteam, je vais tenter d'apporter quelques précisions aux interrogations existentielles et legitimes de certains intervenants.


@croux
comme je vois que, pour toi, c'est récurent comme question, je te renvoi à un precedent post (voir+bas), malheureusement pollué par les commentaires des diji-specialistes qui savent tout, mais dont certains extraits pourront peut etre apporter quelques qq reponses.



m'ouais ...
c'est pas tout a fait faux, mais c'est pas si simple non plus.

il est vrai qu'il existe au moins 5% à 15% (minimaliste) de reseauw wouifi en operation portes ouvertes / buffet campagnard gratuit et au moins 50% qui sont (mal) protégés et donc piratables. mais cela reste reservé tout de meme aux gens qui utilsent le clavier sur un systeme non fenétré.

bon, c'est aussi la porte ouverte a des debats (juridiques?) sans fin : quant on prend un acces internet chez un FAI, doit on aussi prendre des cours d'ingenierie reseau et de secu ? pour moi, c'est comme si on devait passer un BEP de mecanique quant on loue une voiture chez AVIS ...

++
Le Zozo du 22
Le 09 Juin 2008 à 18h40
 
C'est désormais "tous coupables sauf ceux qui ...."
Edzilla
Le 09 Juin 2008 à 20h49
 

Bah, pour financer, suffit d'inclure quelques pubs dans le corps du message qu'ils envoient avant de couper l'abonnement biggrin1.gif
Au point ou ils en sont...
L'ouvreuse
Le 10 Juin 2008 à 00h39
 
Messieurs dames, l'ouvreuse contribue à l'effort de guerre : http://louvreuse.net/Bobine-minute/10-bonn...loi-hadopi.html

Bravo pour l'initiative !
kraftonZ
Le 10 Juin 2008 à 00h41



bienvenu à toi l'ouvreuse et merci !

china.gif
televore
Le 10 Juin 2008 à 16h00
 
N'oubliez pas que la première fois que la riposte graduée a été présentée, elle a été jugée anticonstitutionnelle par le conseil constitutionnel (on en peut pas traiter la contrefacon physique et immatérielle de façon différente). Mais notre cher président a la mémoire courte... et contourne la constitution. Belle mentalité...

Le televore (.com)
www.televore.com
televore
Le 10 Juin 2008 à 16h23
 
FYI, message relayé sur:
http://www.televore.com/spip.php?breve1174
tomy13
Le 10 Juin 2008 à 16h53
Le projet de loi Création et Internet devant être finalement présenté le 18 juin en Conseil des ministres - et non le 11, pour cause de passage devant le Conseil d'Etat jeudi -, son premier examen devant le Sénat serait repoussé en septembre en raison d'un encombrement législatif.


la source
BinaryMind
Le 18 Juin 2008 à 12h05
 
je viens de faire un résumé de 500 caractères de ce texte, pour le poster sur le site du Monde :


Cette loi :
1. crée une responsabilité du fait d'autrui.
2. crée une présomption de culpabilité
3. est déjà obsolète techniquement.
4. interdit même le P2P légal.
5. est contraire à la jurisprudence de la CNIL
6. reposera sur les relevés des ayant droits, ce qui exclut les indépendants.
7. freine l'innovation sur internet
8. a été jugée contraire aux droits de l'Homme par le Parlement Européen
9. ne sera pas plus efficace que la loi DADVSI
10. coûtera tres cher à mettre en oeuvre

cf Numerama
BinaryMind
Le 18 Juin 2008 à 15h10
 
Etonnant, je constate que ce commentaire que j'ai posté ce matin sur le site du monde en réponse à un article sur le sujet n'a pas été publié. La publication dépend de modérateurs. C'est étonnant
L'encafouneillé
Le 16 Septembre 2008 à 23h14
 
«sans l'autorisation des titulaires de droits lorsqu'elle est requise»: c'est moins pire que je ne le pensais, car j'ai pu lire que ça interdisait toute publication.

Mais pour autant, je ne vois pas comment un système automatisé arrive à savoir si ce qui sort de ma machine est protégé par le droit d'auteur ou ne l'est pas, ni si une autorisation est requise ou pas, ou si j'ai reçu une autorisation ou pas. C'est complètement nul, et les bavures risquent de pleuvoir.

Ou bien alors on n'aurait le droit de rien sortir parce qu'une extension *.txt, c'est du texte et qu'un texte est "susceptible" d'être soumis au droit d'auteur (comme un délégué syndical est susceptible de porter atteinte à l'ordre public).

Ce projet de loi est soutenu par une propagande qui assimile le téléchargement gratuit à de la fraude et le téléchargement payant à la seule forme légale de téléchargement. Arte-Radio n'est pas illégale que je sache! Et pourtant, c'est gratuit.
Seri
Le 17 Septembre 2008 à 00h46
 

"Ce qui est gratuit n'a pas de valeur", dixit 2 ministres français de l'enseignement, juste avant et juste après les dernières élections présidentielles. Enseignement gratuit en France, je le rappelle à tout hasard...
happeningjuridique
Le 02 Octobre 2008 à 11h16
 
Le projet de loi HADOPI, ou selon son intitulé officiel « projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet », a pour objet de mettre en place un système de riposte graduée contre le téléchargement illégal et de créer un fichier national des contrevenants, sous la responsabilité d’une nouvelle autorité administrative indépendante dénommée Haute Autorité pour la diffusion des Å“uvres et la protection des droits sur internet (HADOPI).

Nous vous proposons d’en débattre sur le blog http://happeningjuridique.wordpress.com/ et de vous prononcer dans le cadre d’un débat public qui aura lieu à La Cantine 151, rue Montmartre (Passage des panoramas) à Paris (IIème arrdt), le 16 octobre 2008 à partir de 19 h et qui sera également diffusé sur internet. Il vous sera alors possible de voter pour ou contre ce projet de loi.

http://www.dailymotion.com/happeningjuridi...de-loi-had_news
tomy13
Le 02 Octobre 2008 à 18h11
Débattre ? De quoi ? Voter pour quoi faire ? Êtes-vous au courant que les députés Européens ont voté à la majorité l’amendement 138 ?
Grand_grunt
Le 05 Octobre 2008 à 15h47
 
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