Poursuivie, la RIAA dénonce un procès 'scandaleux'
Guillaume Champeau - publié le Lundi 31 Mars 2008 à 14h01 - posté dans Peer-to-Peer
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En ayant déposé plus de 20.000 plaintes à l'encontre des P2Pistes américains, l'Association américaine des maisons de disques (RIAA) ne s'est pas attirée que de la sympathie de la part des justiciables de son pays. La rébellion s'active et les chassés deviennent chasseurs. Plusieurs plaintes pour extorsion ont été déposées depuis de longs mois contre la RIAA par des internautes suspectés de piratage par le lobby de l'industrie du disque. Entre elles, une plainte déposée par une femme de l'Oregon de 42 ans, Tanya Andersen, qui espère faire de son affaire le socle d'une class action lancée au nom de milliers d'Américains.

Mécontente, la RIAA a répondu à la plainte et accuse Andersen de faire preuve d'une argumentation "longue en allégations rhétoriques, hyperboliques et scandaleuses qui semblent être calculées non pas pour établir un intérêt à agir viable, mais plutôt pour glaner le maximum de couverture de presse, ce qu'elle a réussi". Et en matière de plaintes destinée exclusivement à la presse, la RIAA s'y connaît. Comment expliquer autrement qu'elle continue à poursuivres des internautes en accompagnant chaque action de communiqués de presse, alors qu'avec plus de 20.000 plaintes, elle n'a visé qu'environ 0,02 % des P2Pistes aux Etats-Unis ?

Andersen avait été poursuivie par la RIAA pour avoir partagé illégalement des MP3 qui n'ont jamais été trouvés sur son disque dur. Le lobby avait alors dû abandonner ses poursuites. L'avocat de l'accusée avait alors contre-attaqué, et demande aujourd'hui 300.000 dollars de dédommagement au titre des frais juridiques. Il demande par ailleurs au tribunal d'étendre la plainte en class action, pour représenter "tous ceux qui ont été poursuivis ou ont été menacés d'une plainte par les défendeurs pour avoir partagé des fichiers, téléchargé ou eu d'autres activités similaires, et qui n'ont pas en fait été impliqués dans une violation effective du droit d'auteur". Selon la plainte, cela concernerait plusieurs milliers de personnes poursuivies abusivement.

La plainte prétend notamment que la RIAA et MediaSentry, la société chargée de collecter les adresses IP des internautes, ont "comploté" pour mettre au point des "simulacres" de plaintes massives qui visent des personnes privées à travers tous les Etats-Unis.

En février, la juge Anna J. Brown avait refusé une première version de la plainte et demandé à Andersen de mieux démontrer l'existence d'un "simulacre" de plaintes. Une deuxième version de 108 pages et 353 paragraphes a été déposée le 14 mars dernier. La RIAA, qui estime qu'il s'agit essentiellement de "blabla" qui ne concerne pas la plaignante, demande qu'Andersen soit déboutée de ses demandes.

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RIAA, Justice
 
 
3 commentaire(s)
 
Natasha
Le 31 Mars 2008 à 14h19
"Tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin elle se casse" ...

Il est vraiment dommage que l'EFF, ne soit pas plus actif en Europe et en France ...


pleindeuss
Le 31 Mars 2008 à 15h19
 
je pense que c'est lié au fait que les class actions n'existent pas en europe et que finalement il y a eu tres tres peu de gens concernés par les plaintes.

et d'ailleurs ca a bougé quand mm lors du coup sur call of juarez. les éditeurs de jeu ont pigé que chez nous il valait mieux graisser la patte aux politiques que d'attaquer a la loyale des présumés pirates...
Natasha
Le 31 Mars 2008 à 22h02



Ouais, sauf que l'EFF n'agit pas uniquement, même aus USA, en utilisant uniquement les "class actions" et ce heureusement ...

Après, que ces"class actions" soient ou non autorisées d'utilisation en France, c'est un autre aspect du problème concernant nos libertés individuelles, par rapport à la surveillance internet telle qu'elle est actuellement envisagée et pratiquée par des sociétés qui ressemblent de plus en plus à ce que l'on qualifie de milices parce qu'elles sont rattachées comme par hasard aux sociétés de l'industrie musicale, c'est une autre histoire ...

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