Pour lutter contre le piratage des oeuvres cinématographiques filmées sans vergogne pendant une séance publique au cinéma, la MPAA propose de filmer ceux qui sont en salle pour détecter les caméras, et surtout pour éblouir leur capteur.

Aux Etats-Unis, les cinéphiles seront bientôt filmés lors de la projection du film qu’ils vont voir. Lors des séances de cinéma sujette aux pirates, la MPAA (le lobby américain du film) a désormais une arme : une caméra qui détecte… les caméras. Ou plutôt un appareil qui détecte les capteurs numériques CCD des camescopes numériques, lesquels réfléchissent autant la lumière qu’ils la captent.

Grâce à un prototype actuellement à l’essai, si l’appareil trouve un capteur CCD dans la salle, un mini spot de forte lumière blanche se mettra en route et ciblera précisémment l’objectif du camescope ou de l’appareil photo. Le contenu filmé sera alors inutilisable, le spot rendant inutile le capteur de la caméra puisque l’image rendue sera blanche. De plus, le courroux « des voisins du fauteuil d’à côté » risque d’être au moins aussi persuasif que le système permettant de repérer les contrefacteurs (une lumière dirigée vers votre caméra est vraiment gênante pour profiter du film en salle).

Les problèmes que rencontrent les concepteurs de ce prototype sont cependant nombreux. En particulier, toutes les surfaces réfléchissantes ne sont pas nécessairement des capteurs CCD de caméscope ou d’appareil photo (logos sur les casquettes, verres de certaines lunettes…). Mais les ingénieurs conçoivent actuellement une base de données pour différencier les capteurs voleurs des artefacts présents en salle. Ils pensent également utiliser un rayon laser à la place de la lumière blanche, plus précis et donc beaucoup moins gênant pour l’entourage qui, quand même, a payé sa place.

Ce projet intéresserait aussi bien cinéastes que les musiciens pour faire la chasse aux camescopes dans les concerts, voire même les artistes qui exposent dans des galeries.

Souriez, vous êtes filmés.

Mise à jour :

Pour une vision parodique de cette chasse aux caméras des salles obscures, voir l’article Prise d’otage au MK2 : c’est la faute au P2P…, très justement pointé par Olivier Blondeau. Merci à lui.

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