Des policiers américains utilisent un scanner 3D ultra-perfectionné pour modéliser les scènes de crime, afin de pouvoir les survoler virtuellement.

Mise à jour : Comme @_Sebk_ et @MadlyMad nous le signalent, la police française utilise déjà les scanners 3D de Faro pour étudier des scènes de crime. Cela avait été le cas déjà pour la tuerie de Chevaline, et l'utilisation de la technologie est enseignée dans l'école de police scientifique. TF1 en avait parlé dans un reportage (à 1"55) :

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Pour une fois, la réalité dépasse la fiction. Alors que Les Experts n'y avaient pas encore songé, ce sera peut-être l'objet d'un futur épisode de série télévisée policière (mise à jour : c'est en fait déjà le cas). Aux Etats-Unis, la police de Roswell, dans le Nouveau Mexique, est l'une des toutes premières à expérimenter un dispositif qui lui permet de conserver une représentation 3D très fidèle des scènes de crimes qu'elle doit étudier.

Pour ce faire, les policiers utilisent des scanners 3D produits par la société Faro, qui sont destinés à l'origine aux entreprises de travaux publics ou aux architectes qui ont besoin d'avoir une modélisation très fidèle des lieux de construction ou des bâtiments à rénover. Selon la documentation, le scanner laser FARO Focus3D peut numériser en extérieur avec une précision maximale de 2mm jusqu'à une distance de 330 mètres. Il est ensuite possible de combiner différentes mesures grâce au GPS intégré, qui enregistre la position du scanner.

Avec cet outil ultra-moderne, les enquêteurs peuvent désormais survoler les lieux d'un crime pour identifier plus rapidement les caches éventuelles et les angles de tirs, ou se projeter virtuellement à la place de la victime ou du suspect, pour mieux appréhender et analyser la scène. Une fois numérisée sous forme de nuage de points, le lieu du crime peut être parcouru librement avec un ordinateur portable ou une tablette.

La technologie devrait aussi permettre aux enquêteurs de mieux expliquer aux jurés les circonstances d'un crime, en remplaçant les bonnes vieilles photos ou vidéos par des représentations 3D dynamiques.

Si l'expérimentation s'avère fructueuse, gageons que toutes les polices scientifiques du monde souhaiteraient rapidement s'équiper.

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