Pour diffuser des vidéos en ultra haute-définition, France Télévision a signé un partenariat avec la société d'origine française StreamRoot, spécialisée dans le streaming en P2P au coeur des navigateurs.

Le Peer-to-Peer (P2P) est peut-être en voie de disparition pour le piratage, mais il a encore de beaux jours devant lui en tant que solution technologique. Soucieux d'économiser de la bande passante et d'éviter les goulots d'étranglement, bien connus de certains abonnés à internet qui se rendent le soir sur YouTube, France Télévisions a fait savoir qu'il misait sur le P2P pour diffuser des vidéos en Ultra Haute-Définition (U-HD) ou 4K,  c'est-à-dire des contenus d'une résolution de 3840 x 2160 pixels.

Le groupe de télévision publique français a en effet signé un partenariat avec la société Streamroot, basée au Camping à Paris et issue de l'Ecole Centrale de Paris, pour diffuser ses contenus U-HD vers les téléviseurs 4K, à travers les navigateurs web HTML5 intégrés.

Créé par Pierre-Louis Théron, Nikolay Rodionov et Axel Delmas, Streamroot propose une solution de streaming en P2P au coeur du navigateur, à travers le protocole WebRTC et le standard MPEG-DASH. Sans nécessité la moindre installation de plug-in ou extensions, StreamRoot utilise une architecture en pair à pair pour que les spectateurs se renvoient eux-mêmes les paquets de vidéos d'un internaute à un autre. Lorsqu'il n'y a pas suffisamment de spectateurs à partager une même vidéo pour assurer le débit suffisant, l'application se charge de récupérer le contenu au plus près de l'abonné, sur des serveurs de distribution de contenus (CDN) traditionnels.

L'usage du standard MPEG-DASH permet par ailleurs à StreamRoot de proposer du streaming adaptatif, c'est-à-dire d'adapter la qualité de la vidéo à la bande passante dont dispose l'utilisateur. Ainsi même si le réseau P2P facilite sa distribution, la qualité 4K ne sera délivrée en réalité qu'à ceux qui disposent d'une excellente connexion à internet.

Une démo de StreamRoot est accessible sur cette page. Au moment où nous testons, l'infrastructure P2P n'est pas du tout sollicitée, faute de peers.

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