Pour la première fois en plus de trois ans, il s'est vendu mois d'iPod au dernier trimestre qu'au trimestre précédent. De quoi inquiéter Apple qui a fondé son grand retour boursier sur le baladeur MP3 et sa plate-forme iTunes.

Le couple formé entre l’iPod et le magasin virtuel iTunes Music Store est le véritable moteur de croissance d’Apple. Au dernier trimestre 2005, il était responsable de 59 % du chiffre d’affaires d’Apple. La firme de Cupertino a parfaitement réussi à s’appuyer sur le succès de son baladeur pour développer l’ensemble de sa marque et faire grimper les ventes des ordinateurs Mac. Mais les ventes de l’iPod commencent à s’enrhumer et pourraient faire prendre froid aux actionnaires.

Alors qu’il s’était vendu 14 millions d’iPod à la fin de l’année 2005, seulement 9,4 millions de ces baladeurs ont été vendus au premier trimestre. Les fêtes de Noël et la sortie de l’iPod video expliquent en grande partie l’excellente performance du trimestre précédent, mais c’est tout de même la première fois qu’Apple enregistre une baisse des ventes de son produit phare. Alors que la marque domine 70 % du marché américain et au moins autant en France, l’iPod commence à perdre de sa splendeur face à des produits concurrents de plus en plus regardés par des consommateurs jusqu’ici omnibulés par le seul iPod sacré. Il est aussi victime de son propre succès, le marché commençant probablement à saturer avec un taux d’équipement en baladeurs MP3 désormais élevé.

Toutefois si les ventes d’iPod baissent en faveur de produits concurrents comme ceux de Archos ou Creative, la question des DRM encore réservée aux initiés explosera sans doute au grand jour. Que diront tous ces clients qui ont acheté un iPod et acheté de la musique sur iTunes, lorsqu’ils vont enfin s’apercevoir qu’ils ne peuvent pas lire leur musique sur un baladeur autre que celui d’Apple ?

Le retour de flamme risque d’être douloureux si Apple ne joue pas rapidement le jeu de l’interropérabilité.

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