"La norme G.fast associe le débit de la fibre et la facilité d'installation de l'ADSL2". C'est ainsi qu'a été présenté le prochain standard de l'agence onusienne chargée des télécommunications. Sa finalisation, prévue pour début 2014, doit permettre de délivrer des débits jusqu'à 1 Gbit/s, selon des conditions très spécifiques.

Les lignes téléphoniques en fil de cuivre n'ont pas encore dit leur dernier mot. Si les techniques d'accès à Internet DSL sont concurrencées par d'autres méthodes de connexion filaires comme la fibre optique ou le câble, des avancées notables surviennent dans l'univers des télécommunications. C'est le cas de la norme G.fast, en cours d'élaboration par l'Union internationale des télécommunications (UIT).

L'agence onusienne, qui s'est fendue d'un communiqué pour l'occasion, explique que la norme G.fast "permettra d'atteindre des débits allant jusqu'à 1 Gbit/s sur les lignes téléphoniques en fil de cuivre existantes". Toutefois, impossible de l'utiliser sur l'ensemble du réseau cuivre. La technologie G.fast intervient sur une distance très courte : 250 mètres.

"La norme G.fast devrait être déployée par les fournisseurs désirant proposer des services de type fibre jusqu'au domicile (FTTH), lesquels offriront des débits adaptables en amont et en aval afin de prendre en charge des applications nécessitant une très grande largeur de bande", a commenté l'UIT, qui prévoit de valider la norme G.fast au début de l'année prochaine.

Si son intérêt descend rapidement à mesure que la distance augmente, la norme G.fast peut néanmoins être envisagée en l'articulant avec un déploiement de type FTTB (Fiber To The Building). On pourrait imaginer par exemple un raccordement en fibre optique jusqu'à l'immeuble, tandis que chaque appartement serait ensuite desservi avec la norme G.fast.

Ce serait alors une alternative moins onéreuse que le FTTH (Fiber To The Home, c'est à dire jusqu'à l'abonné) pour les opérateurs puisque ces derniers pourraient mobiliser une partie du réseau déjà existant pour diffuser du très haut débit. Reste à savoir si les FAI s'intéresseront à cette éventualité pour gérer les derniers mètres jusqu'au client, dans la mesure où la norme ne sera pas disponible tout de suite.

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