Dans un entretien, l'ancien PDG de Palm affiche sa frustration. Pour lui, l'acquisition de son groupe par HP n'est qu'un vaste gâchis qui a conduit tout droit WebOS et les terminaux Palm dans un cul-de-sac.

L'heure est aux regrets. Trois ans après son rachat par Hewlett-Packard pour 1,2 milliard de dollars, Palm regrette cette acquisition. Son ancien PDG, Jon Rubinsten, s'est ainsi confié dans les colonnes de FierceWireless, déplorant l'immense gâchis cette opération causé par le désintérêt croissant de la multinationale américaine, qui a précipité la disparition de WebOS et des terminaux Palm.

S'il avait pu anticiper la trajectoire de Palm et de ses produits après le rachat par HP, Jon Rubinstein aurait-il quand même vendu son groupe ? Probablement pas. Mais celui-ci ne peut ignorer que son poids en tant que PDG est anecdotique dans une telle transaction. Ce sont les actionnaires et le conseil d'administration qui finissent pas déterminer la direction que doit suivre la société.

Pour Jon Rubinstein, une meilleure stratégie aurait été de rapprocher Palm des opérateurs de téléphonie mobile. Des discussions avancées étaient en cours avec Verizon et Vodafone pour discuter de la mise en vente de terminaux sous WebOS. C'était la seule manière de pouvoir compter face à l'omniprésence de certains autres acteurs, comme Android ou iOS.

"Palm allait mourir quand je suis arrivé. Ce n'était pas comme si nous avions le choix. Tout le monde oublie que Palm était quasiment mort quand nous avons procédé à la recapitalisation. La société n'avait pas d'avenir à l'époque", tient-il à rappeler, soulignant ainsi les difficultés à prendre la bonne décision dans un contexte où l'avenir de l'entreprise était alors très incertain.

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