Depuis trois ans maintenant, Google fait régulièrement le point sur les requêtes gouvernementales réclamant le retrait de contenus sur ses services ou sollicitant des informations sur ses usagers. Selon le moteur de recherche, les demandes n'ont jamais été aussi nombreuses.

Depuis 2010, Google s'efforce de jouer la carte de la transparence vis-à-vis des demandes gouvernementales concernant ses utilisateurs ou les contenus publiés par ces derniers. Au fil des ans, l'entreprise américaine a constaté un niveau "alarmant" de requêtes. Certains pays sollicitent fortement le moteur de recherche, à l'image de la France. Mais toutes les réclamations ne sont pas satisfaites pour autant.

Jeudi, Google a communiqué de nouvelles statistiques dans le cadre de son rapport de transparence. Au cours du second semestre de l'année dernière, le géant du net a ainsi reçu 2285 demandes gouvernementales ciblant  très exactement 24 179 contenus. Par rapport aux précédentes évaluations, il y a incontestablement une hausse des efforts étatiques pour censurer des informations.

À titre de comparaison, Google rappelle les données pour le premier semestre 2012 : 1811 réclamations pour supprimer 18 070 données. Il "devient de plus en plus évident que l'ampleur des efforts gouvernementaux pour censurer des contenus au sein des services de Google a augmenté", observe la firme californienne, qui note que les informations de nature politique sont très ciblées.

"Au cours de cette période, nous avons reçu des ordonnances judiciaires en provenance de plusieurs pays afin de retirer des billets de blog critiquant des responsables gouvernementaux ou leurs associés", écrit le groupe. Les contenus en rapport avec la religion ont également été dans le collimateur de plusieurs États, à commencer par l"Innocence des musulmans".

Véritable pamphlet contre l'Islam, ce long-métrage a entraîné des demandes de retrait en provenance de vingt pays. À cette occasion, Google précise à nouveau que les séquences disponibles sur YouTube n'enfreignent pas ses conditions d'utilisation. Cependant, Google a effectivement dû restreindre l'accès à ces vidéos dans quelques pays, à commencer par l’Égypte et la Libye.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés