Un élu du Nord suggère de revoir la procédure de résiliation en cas de mauvaise couverture 3G. Il demande en particulier que l'abonné situé dans une zone mal couverte et qui souhaite rompre son contrat ne supporte pas les frais de résiliation.

À en croire les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile, la quasi-totalité du territoire hexagonal est couvert par leur réseau 3G. Les cartes mises à disposition par Orange, SFR et Bouygues montrent bien quelques rares lieux non couverts, mais il s'agit de zones très peu peuplées (voire pas du tout) ou très difficiles d'accès (haute montagne).

Nonobstant ces zones blanches, faut-il penser que l'extrême majorité de la population peut accéder sans problème au réseau 3G ? Aux yeux du député UMP Jean-Pierre Decool, c'est loin d'être le cas. Le parlementaire s'est fendu d'une question écrite pour signaler à Fleur Pellerin les soucis de raccordement au réseau haut débit via une clé 3G et les conséquences contractuelles que ces difficultés entraînent.

"Lors de l'achat par un consommateur d'une clé 3G et que celui-ci constate qu'il lui est malheureusement impossible d'avoir une connexion sauf s'il se déplace à l'extérieur de son domicile, le consommateur peut demander l'annulation de son achat", explique l'élu du Nord. Mais dans ce cas, c'est au client de supporter les indemnités de résiliation que peuvent réclamer les opérateurs.

Or, pourquoi est-ce à lui de payer alors que "le contrat n'est pas rempli", s'interroge le député. Car en effet, Jean-Pierre Decool considère que "puisque la couverture 3G ne peut se faire dans certaines zones", il s'agit d'un "non-respect des engagements contractuels des opérateurs de téléphonie". Le député réclame ainsi la "mise en place d'une astreinte journalière" pour sanctionner les opérateurs se trouvant dans ce cas de figure.

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