Du P2P gratuit et légal aux Etats-Unis
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 08 Février 2006 à 11h58 -
posté dans High-Tech
Alors que les premiers services de P2P commerciaux ne sont pas encore arrivés en France et que les formules de téléchargement illimité sur abonnement tardent à faire leur entrée sur le marché, les Américains renouvellent déjà leur modèle économique. Un service légal entièrement financé par la publicité devrait ouvrir ses portes à la fin du mois. Le financement du P2P légal par la publicité n'est pas une idée nouvelle. AOL a déjà annoncé le lancement aux Etats-Unis de In2TV, une plateforme P2P de séries TV entièrement financée par la diffusion de spots publicitaires. Digital Music News nous apprend aujourd'hui que l'ASCAP, un équivalent américain de la Sacem, avait donné son accord à un nouveau service de musique gratuit par P2P, lui aussi financé par la publicité.QTrax permettra aux utilisateurs de s'échanger de la musique en toute liberté, gratuitement, au sein d'un environnement dominé par la pub. Les morceaux qui n'auront pas fait l'objet d'un accord de licence seront automatiquement filtrés et écartés du réseau. Pour tous les autres, les revenus issus de la publicité seront redistribués aux ayant droits, en fonction de leur popularité sur le réseau. L'ASCAP, qui gère les droits de 230.000 auteurs-compositeurs et éditeurs aux Etats-Unis, a donné son accord à la plateforme. La BMI, une société concurrente de l'ASCAP qui gère quant à elle les intérêts de 300.000 sociétaires, aurait également accepté l'idée. Il faut toutefois que QTrax obtienne en plus l'accord des maisons de disques, qui souhaitent toujours pour le moment vendre leur musique directement au consommateur, et rejettent toute idée de partage proportionnel des recettes. Le débat sur la licence globale en France en est témoin. Le label V2 (Aimee Mann, Carla Bruni, The White Stripes, Moby...), et l'AIM (Association of Independant Music, une organisation d'indépendants britanniques), seraient d'ores-et-déjà de la partie. Prix indiqués avec livraison
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Commentaires à propos de «Du P2P gratuit et légal aux Etats-Unis»
Je suis sûr que ce sera pas viable. Les startup et les forfaits internet rémunérés par la pub y sont passés, le p2p y passera.
Par contre c'est amusant de noter que outre atlantique, c'est pas vraiment la diversité et la découverte culturelle qui les motive, à la vue de leur système de répartition des bénéfices ! Ne prenons pas exemple. Nous allons trouver une solution qui permette aux internautes d'écouter sans limite la musique qu'ils aiment ET de découvrir de nouveaux talents, tout en rémunérant correctement les artistes ! Et on ne pourra pas le faire sans la participation des maisons de disques. Alors merci d'avance pour votre ouverture d'esprit messieurs des majors ! Hum... C'était ironique... Je préfère payer une license globale que subir de la pub, c'est comme harakiri, j'ai une belle allergie.
@ Hawkins : relis bien la réponse que j'ai faite à PetitGirard sur l'Espagne.
En fait c'est plutôt le canada où c'est toléré (jurisprudence) que l'Espagne (loi). Qui a essayé?
Parceque moi à part des liens publicitaires partout et cliqé sur DL now et tomber sur des sites de ventes CD en ligne, j'arrive pas varaiment à savoir ou est la révolution, là. "...de s'échanger de la musique en toute liberté, gratuitement, au sein d'un environnement dominé par la pub"...
ça a l'air pas mal ? vous plaisantez ? j'étais 3 semaines à Miami y'a 3 ans, les coupures pub sont toutes les 5 mn et y'en a pour des plombes... avec des pubs pour des pizzas dégoulinantes ! hehehehe Buy it now ! call now ! the best in the world !!! etc... hehehe Forget it
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Concernant la licence globale : je pense qu'il est tout de même plus sain de financer la culture à travers une redevance que via la publicité. Ceci dit, si la publicité peut constituer une ressource supplémentaire, pourquoi pas. Il faudrait veiller à ce que ce ne soit pas trop intrusif (une chanson de Léo Ferré coupée par une pub Coca-Cola, je le sentirais mal...)
En revanche, oui, cet exemple illustre bien la faiblesse de certains arguments anti-licence.