Si vous faites partie des heureux bêta-testeurs du nouveau Sim City, prenez garde à bien rapporter les bugs que vous rencontrez. Sinon, EA se réserve le droit non seulement de mettre fin à votre accès au bêta-test, mais aussi de vous bannir de tous les jeux EA...

Mise à jour – C'est une clarification qui sera bienvenue. Reconnaissant que la rédaction de la clause controversée est trop floue, Electronic Arts promet qu'une nouvelle formulation plus précise qui évitera tout malentendu.

L'éditeur américain assure qu'il n'a jamais eu l'intention de bannir des joueurs du beta-test de SimCity au motif que ces derniers joueraient sans se préoccuper de l'objectif du beta-test : trouver et signaler des bugs.

Sujet du 22 janvier – Beaucoup l'ont oublié avec la généralisation des diffusion de versions "bêta" ouvertes au public, mais en principe un bêta-test est une phase de développement pendant laquelle le produit, qui n'est pas fini, est soumis à une mise en situation réelle. Les bêta testeurs ont alors pour mission de signaler tous les bugs qu'ils rencontrent, en échange de l'accès gratuit au service. Mais les éditeurs savent qu'une petite minorité de testeurs prendront véritablement au sérieux cette mission, et que la grande majorité ne fera que se plaindre en silence des problèmes rencontrés.

Mais Electronic Arts prend visiblement la question du bêta test au sérieux. En effet, le site SideQuesting remarque que dans les longues conditions d'utilisation (que personne ne lit jamais) de la version bêta de Sim City, réservée à quelques joueurs, une clause devrait retenir particulièrement l'attention. Elle ne sera sans doute jamais appliquée avec autant de sévérité que sa rédaction le laisse penser, mais elle devrait faire sursauter plus d'un bêta testeur.

"Il est entendu et convenu que, dans le cadre de votre participation au Programme Bêta, il est de votre responsabilité de signaler tous les bugs connus, les abus de 'bugs', les 'fonctionnalités non documentées' ou autres défauts et problèmes liés au Jeu et au Logiciel Bêta à EA dès qu'ils sont découverts", rappelle l'article 6.2 des conditions d'utilisation. Mais loin de se contenter de ce rappel de bon sens, EA passe ensuite aux menaces.

"Si vous avez connaissance d'un bug ou avez entendu parler d'un bug, et si vous manquez de signaler le bug à EA, nous nous réservons le droit de vous traiter non différemment de quelqu'un qui abuse du bug. Vous reconnaissez à EA le droit de bloquer à quiconque est surpris à abuser d'un bug l'accès à tous les produits EA".

Aussi, si un utilisateur exploite une faille du jeu vidéo pour tricher sur Sim City, il pourra être banni de tous les jeux édités par EA qui nécessitent un compte EA ou Origin, comme Battlefield ou Fifa. Mais pire, si un bêta-testeur ne dit rien alors qu'il savait qu'il ce bug existait, il pourra aussi être banni des produits EA même s'il n'a pas lui-même exploité le bug.

Il s'agit là sans doute de précautions oratoires prises dans le cadre feutré d'un cabinet d'avocats trop zélés, et l'on voit mal EA la mettre en application. Mais l'effet apparaît redoutable. Comme le remarque Ars Technica, la clause n'est toutefois pas nouvelle, et a déjà été dénoncée par le passé. Elle avait déjà été repérée pour le bêta-test de Battlefield 3. Si EA ne l'a toujours pas modifiée, c'est donc bien qu'il y trouve un intérêt et se réserve le droit de la mettre en oeuvre.

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