La position du gouvernement sur le financement de l'audiovisuel public change de jour en jour. Dimanche, le ministre du budget assurait que l'extension de la redevance audiovisuelle aux résidences secondaires avait les faveurs de l'exécutif. Ce mardi, le premier ministre affirme que ce n'est pas la position du gouvernement.

La politique du gouvernement à l'égard du financement de l'audiovisuel public devient illisible. Ce mardi, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a contredit publiquement les propos tenus dimanche par le ministre du budget sur l'extension de la redevance audiovisuelle aux résidences secondaires. Jérôme Cahuzac affirmait que "le gouvernement est favorable à cet amendement parlementaire, d'origine parlementaire".

Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach Sur Europe 1, le premier ministre a assuré que l'extension de la contribution à l'audiovisuel public aux quatre millions de Français ayant une résidence secondaire n'est pas un objectif du gouvernement. Ces Français n'auront donc pas à payer 63,5 euros en plus des 127 euros à verser pour leur résidence principale.

Se pose désormais l'interrogation suivante : si le gouvernement s'oppose à cette initiative parlementaire, va-t-il se montrer favorable à une augmentation de la redevance audiovisuelle à 129 euros ? La hausse de cette taxe n'est pour l'heure causée que par l'inflation, dans la mesure où ce montant est indexé sur l'indice des prix à la consommation. Cette inflation est de 2 euros.

Le gouvernement devra préciser si la contribution à l'audiovisuel public sera alourdie de 2 euros supplémentaires, qui s'ajouteront alors aux 2 euros de l'inflation.

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