Le gouvernement trébuche sur la redevance audiovisuelle étendue aux ordinateurs. Officiellement, il n'est plus question d'un tel sujet. Mais en coulisses, l'idée reste toujours à l'étude.

Enterrée, l’idée d’étendre la redevance audiovisuelle aux ordinateurs ? Cela reste à voir. Si le ministre délégué au budget a fermement désavoué la suggestion de la ministre de la culture, l’idée reste quand même à l’étude rue de Valois. « On n’a pas de commentaires à faire sur le sujet, ça reste une piste à l’étude parmi d’autres« , dit-on dans l’entourage d’Aurélie Filippetti, selon Marianne.

« Elle n’a jamais dit que cette idée était plus privilégiée qu’une autre. Tout ça doit être discuté à l’automne avec les ministres concernés« . « Il n’y a pas de problème, on enterre rien et on ne réagit pas aux sorties de quiconque« , ajoute-t-on. La piste d’un élargissement de l’assiette pour sécuriser le financement de l’audiovisuel public reste donc envisageable… et le débat évoqué pour l’an prochain devrait quand même avoir lieu.

Étendre la redevance audiovisuelle aux ordinateurs vise à compenser la suppression de la publicité sur les antennes du service public et de se préparer dans le cas où la taxe instaurée sur le chiffre des opérateurs télécoms serait supprimée sous la pression de la Commission européenne. Les arbitrages promettent d’être délicats. D’autant que France Télévisions pourrait avoir besoin de 35 millions d’euros dès cette année.

L’extension de la redevance audiovisuelle aux ordinateurs pourrait couvrir ces besoins, si les estimations du Simavelec (35 millions) ou de l’auteur de la taxe (50 millions) sont correctes. Et n’en déplaise aux chaînes privées, il faudra peut-être aussi remettre de la publicité sur le service public. Car si Bruxelles obtient la suppression de la taxe sur les opérateurs, l’État devra leur rembourser la somme d’un milliard d’euros.

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