Face aux pirates, les entreprises ont une marge de manœuvre réduite. En marge du renforcement nécessaire de leurs infrastructures, elles peuvent coopérer avec l'État et la justice pour retrouver les auteurs d'une attaque et obtenir leur condamnation. Certaines ont toutefois une approche plus offensive, qui consiste à contre-attaquer directement. Une stratégie périlleuse.

Ces dernières années, le nombre d’entreprises victimes de piratage n’a cessé d’augmenter. Quelques affaires ont même fait l’objet d’une forte couverture médiatique, notamment lorsque les données personnelles de clients ont été dérobées. On se souvient par exemple de l’intrusion du PlayStation Network survenue en avril 2011, qui a entraîné une multitude de conséquences pour Sony.

Avec l’importance prise par l’informatique dans les activités d’une entreprise, la situation ne va évidemment pas aller en s’améliorant. Bien qu’il est de leur responsabilité de renforcer la résilience de leurs infrastructures, les sociétés ne peuvent espérer une parfaite protection. Conscientes de cette réalité, un changement de paradigme semble s’opérer chez certaines firmes, qui ne veulent plus uniquement parer les attaques.

Lassés d’être la cible permanente de quelques pirates en mal de reconnaissance, les professionnels organisent la la contre-attaque. Selon Reuters, des experts en sécurité informatique seraient de plus en plus sollicités par les sociétés pour mener la riposte et montrer aux pirates en herbe ce qu’il en coûte de s’en prendre impunément à elles.

Ici, la difficulté est évidemment de réussir à retrouver le ou les auteurs du piratage. Or, si celui-ci est correctement mené, on peut facilement parier que les responsables ont pris toutes les précautions nécessaires pour ne pas se faire pister. Qui plus est, la contre-attaque n’est pas du tout licite. Ce n’est pas à l’entreprise de se faire justice, d’autant qu’il y a un risque non nul qu’elle frappe à côté.

Une telle stratégie n’est évidemment pas sans risque. En plus d’une escalade dans la violence dématérialisée, elle pourrait déboucher sur une véritable course aux armements. Or, les entreprises interrogées par Reuters ne sont pas toutes disposées à attendre l’aide des autorités ou l’intervention de la justice pour que cessent enfin les exactions commises par quelques internautes.

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