La fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI) a annoncé hier avoir lancé 2.100 plaintes de plus contre des internautes en Europe, en Asie, et pour la première fois en Amérique du Sud. 24 plaintes ont été déposées en France.

L’IFPI, qui défend les intérêts de 1450 maisons de disques à travers le monde, a annoncé avec grande fierté hier sa « plus grande vague d’actions jamais annoncée contre le partage illégal de fichiers ». 2100 plaintes, réparties sur trois continents : l’Asie, l’Europe, et l’Amérique du Sud.

2100 plaintes, cela correspond à (pardonnez du peu) environ 0,02 % de la population P2Piste connectée en permanence sur les réseaux de partage de fichiers. Au total, ce sont 3800 actions dans 16 pays qui ont été portées par l’IFPI depuis la première vague de mars 2004, soit uniquement 0,035 % de la population P2P mondiale. Et nous ne prenons ici comme base que le chiffre de la population effectivement connectée à un moment T (moins de 10 millions). Le nombre de P2Pistes réguliers et occasionnels est beaucoup, beaucoup plus important encore… La proportion réelle des P2Pistes visés par les plaintes n’en est donc que plus ridiculement petite encore.

Et pourtant l’IFPI se réjouit d’indiquer que déjà « des milliers de personnes – pour la plupart des jeunes hommes entre 20 et 30 ans – paient des sommes de 3.000 $ et plus pour avoir uploadé des musiques protégées par le droit d’auteur sur des réseaux peer-to-peer« .

John Kennedy, le président de l’IFPI, considère que ces 2100 plaintes représentent « une intensification significative des actions prises contre les gens qui uploadent et distribuent de la musique protégée sur les réseaux P2P« .

Significative ? C’est une question de point de vue.

A noter également que les maisons de disques ne sont plus les seules à se réjouir des actions judiciaires lancées contre une infime poignée d’internautes coupables d’aimer la musique et de la partager en dehors des balises dressées par les majors. Coca-Cola, la firme à la boisson gazeuse, déclare elle aussi par l’intermédiaire de l’un de ses responsables marketing en charge de la stratégie de MyCokeMusic.com « soutenir l’IFPI dans ses efforts pour arrêter le télécharger illégal« .

« Think different. Think Pepsi. » ?

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