Google a-t-il fait l’erreur d’attendre trop longtemps avant le lancement de sa propre tablette sous Android, prévu pour les prochaines semaines ? C’est ce que laisse entendre un classement réalisé par Comscore, qui montre qu’Amazon est devenu rapidement le premier vendeur de tablettes Android aux Etats-Unis avec sa tablette Kindle Fire, vendue 199 dollars.

En un an, le marchand en ligne a quasiment doublé sa part de marché pour s’accaparer désormais 54 % des tablettes Android écoulées aux Etats-Unis, très loin devant les 15,4 % de Galaxy Tab vendues par Samsung ou les 7 % de Motorola Xoom :

Or de telles parts de marché pour Amazon impliquent que Google perd au moins provisoirement le contrôle de son propre écosystème. En effet, Amazon a installé sur sa Kindle Fire une version modifiée d’Android 2.3, avec des API propriétaires et une incompatibilité de fait avec le système Android 4.0 que Google tente de mettre en avant. Les développeurs qui créent des applications pour les tablettes Android et qui visent le plus gros marché sont donc contraints de développer davantage pour le système Android 2.3 d’Amazon plutôt que sur l’Android 4.0 de Google.

Tout l’enjeu pour Google va donc être de sortir la tablette la plus attractive possible, pour retourner la situation et reprendre le contrôle du système. D’où le fait, probablement, qu’il ait préféré repousser la sortie de sa propre tablette pour frapper un plus grand coup, notamment au niveau du tarif.

L’étude de Comscore montre par ailleurs que plus l’écran de la tablette est grand, plus le nombre de pages vues sur Internet augmente. Les 10 pouces de l’iPad génèrent ainsi 125 pages vues par tablettes, contre seulement 90 pour les 7 pouces du Kindle Fire.

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