Si même les responsables politiques n'arrivent pas à respecter la loi pénale, ne faut-il pas changer la loi ? Un photographe s'est amusé à regarder si les élus et les cadres des principaux partis politiques français respectaient le droit d'auteur à la lettre. La réponse est bien évidemment négative pour la plupart d'entre eux.

Au début du mois, le photographe Guillaume Leroy avait ouvert le feu sur l’Hadopi en l’accusant de contrefaçon. Il avait en effet remarqué que la Haute Autorité ne créditait pas les photographies comme l’impose le respect du droit moral, qui est une des composantes du droit d’auteur en France, et l’accusait en sus de participer à l’appauvrissement des photographes en ayant recours à des agences de clichés à bas prix.

Militant pour le respect du droit des photographes, Guillaume Leroy a poursuivi sur sa lancée en regardant comment les responsables politiques respectent le droit d’auteur. Le résultat est sans appel. Sur les neuf testés, seuls François Fillon, Jean-François Copé et François Bayrou reçoivent un bon point, pour leur respect strict des règles du code de la propriété intellectuelle.

En revanche, Nadine Morano et Marine Le Pen se font surprendre à utiliser toutes les deux le même procédé, qui consiste à se mettre elles-mêmes auteur de leur propre photographie. « Mais comment fait-elle pour se prendre elle-même en photo ? », demande Guillaume Leroy.

L’incontournable Murielle Marland-Militello, bien connue sur Numerama pour ses multiples sorties médiatiques, et pour sa défense amoureuse de la politique anti-piratage de Nicolas Sarkozy, se fait également épingler. « Dans les mentions légales, la député indique : « Crédits image : Photos LibresBase ». Je ne suis cependant pas parvenu à retrouver l’image ci-dessus sur ce site« , constate le blogueur à propos d’une image dont il a cependant retrouvé trace sur Fotolia.

François Hollande aurait pu avoir une bonne note s’il n’avait pas négligé le sens des licences Creative Commons. Le candidat a utilisé une image sous licence CC by-nc-nd, retrouvée sur Flickr, mais sans créditer l’auteur ni indiquer la source ou la licence de rediffusion. Quant à Eva Joly, c’est l’inverse. Son site indique que « tous les contenus sont publiés en licence Creative Commons« , alors qu’au moins une image semble provenir d’un stock d’images sous licence propriétaire.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon est simplement accusé de ne pas généraliser le fait d’indiquer le nom de l’auteur des photographies sur le cliché lui-même, comme c’est parfois le cas sur son site.

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