Barack Obama prend ses distances avec SOPA
Julien L. -
publié le Mardi 17 Janvier 2012 à 15h50 -
posté dans Société 2.0
![]() Très critiquées outre-Atlantique, les projets de loi SOPA et PIPA ne seront pas soutenus par la Maison Blanche. Trois responsables de l'administration Obama ont répondu à deux pétitions en expliquant qu'aucun soutien ne sera accordé à un texte qui porte atteinte à la liberté d'expression, à l'innovation et à la sécurité en ligne. Toutefois, ils rappellent qu'il y a urgence à légiférer car ils affirment que le piratage et les dégâts causés à l'économie sont réels.
La Maison Blanche a en effet été poussée à se positionner sur les lois SOPA et PIPA suite à l'émergence de deux pétitions qui ont chacune récolté plus de 51 000 signatures. Dans sa réponse, l'administration Obama a expliqué qu'elle ne "peut pas soutenir un texte qui réduit la liberté d'expression, augmente le risque vis-à-vis de la cybersécurité et altère un Internet global, dynamique et innovant". "Nous devons éviter de créer de nouveaux risques en matière de cybersécurité, notamment en perturbant l'architecture d'Internet", notamment au niveau des DNS, ont ajouté Victoria Espnel (chargée de veiller au respect de la propriété intellectuelle), Aneesh Chopra (directeur de la technologie au sein de l'administration Obama) et Howard Schmidt (responsable du Centre national de la cybersécurité). Pour autant, l'administration ne compte pas mettre un terme à son combat en faveur de la propriété intellectuelle. "Nous pensons que le piratage sur Internet via des sites étrangers est un problème sérieux qui nécessite une réponse législative sérieuse" écrivent les trois responsables, tous nommés par Barack Obama. Ainsi, si le gouvernement est hostile à PIPA et SOPA, la lutte contre le piratage se poursuit. "Soyons clairs - le piratage en ligne est un vrai problème qui porte préjudice à l'économie américaine et menace les emplois d'un nombre significatifs d'employés de la classe moyenne et affecte certains de nos groupes et entrepreneurs les plus créatifs et innovants" ajoutent les trois responsables. Et d'ajouter que "les outils existants ne sont pas assez forts pour éradiquer les pires pirates au-delà de nos frontières". Des propos qui ont fait bondir Tim O'Reilly, célèbre éditeur d'ouvrages spécialisés dans l'informatique. Sans remettre en cause l'existence du piratage et que des milliers de personnes dans le monde accèdent à des contenus sans payer, il s'interroge sur le manque de preuves tangibles permettant d'accréditer la thèse que le piratage cause effectivement un préjudice économique. L'administration Obama estime donc qu'il est toujours nécessaire de légiférer sur ce sujet, mais que les propositions actuelles (PIPA et SOPA) ne sont pas satisfaisantes. Celles-ci risquent en effet de faire plus de mal que de bien en réduisant la capacité d'innovation de certaines entreprises très dynamiques dans le secteur d'Internet et des nouvelles technologies. Il faut donc bien mesurer les conséquences de ces lois et trouver une sorte de point d'équilibre entre les libertés individuelles et la protection des droits. Un objectif qui s'avère très compliqué à atteindre, que ce soit aux États-Unis ou ailleurs. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Barack Obama prend ses distances avec SOPA»
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petitepoupee
le 17/01/2012 à 16:01
le piratage en ligne est un vrai problème qui porte préjudice à l'économie américaine et menace les emplois d'un nombre significatifs d'employés de la classe moyenne et affecte certains de nos groupes et entrepreneurs les plus créatifs et innovants
Avec ce raisonnement à la con c'est vraiment pas gagné Degats causes a l'economie, certes, mais pas aussi importants que ceux qu'ils tentent de faire croire : nous savons tous ici qu'un telechargement ne signifie pas une vente perdue, et que certains DL entrainent ensuite un achat. Et ils oublient toujours de dire que le piratage reduit la violence urbaine et comportements incivils. Si, si !
Bah oui, sans acces a tout ce contenu, les gens passeraient moins de temps chez eux, davantage dehors, a ressasser leur mal-etre, manque d'argent, evoquer leur problemes et parler de la crise. Tout ceci entrainerait des frictions pouvant conduire a d'autres debordements. Et aussi, nous retirer notre "pain" et nos "jeux" risque de leur faire perdre le peu de controle qu'ils ont sur nous. La position de O'Reilly me surprend parce qu'il me semble que sa filiale française a fait faillite parce que ses ouvrages étaient trop souvent copiés.
L'élection présidentielle américaine de 2012 aura lieu le mardi 6 novembre 2012...
Populisme à pas cher en attendant l'échéance... Si il avait tenu ses engagements ( promesses ? ), guantanamo serait fermée, le patriot act serait annulé, la ' loi ' équivalente à notre sécurité sociale à minima ne serait pas transformée en contrats juteux obligatoires pour les assurances médicales privées, etc... La position de O'Reilly me surprend parce qu'il me semble que sa filiale française a fait faillite parce que ses ouvrages étaient trop souvent copiés.
Un des anciens travailleurs accuse la baisse du dollar et la crise des subprimes comme éléments décisifs: http://blog.immateri..._deja_du_passe/ "Soyons clairs - le piratage en ligne est un vrai problème qui porte préjudice à l'économie américaine et menace les emplois d'un nombre significatifs d'employés de la classe moyenne et affecte certains de nos groupes et entrepreneurs les plus créatifs et innovants" ajoutent les trois responsables. Et d'ajouter que "les outils existants ne sont pas assez forts pour éradiquer les pires pirates au-delà de nos frontières". Si l'accès à la culture était gratuit, les gens dépenseraient leur argent dans d'autres domaines, on peut payer 1000 ouvriers avec la rémunération d'une star hollywoodienne d'aujourd'hui, le tout, c'est que les ouvriers travaillent aux US et non en Chine, parce 1000 ouvriers dépensent plus qu'une star globalement (la star c'est 3 repas par jour contre 3000). Il n'est donc pas dit que la perte d'emplois dans le milieu du cinéma, ne déboucherait pas sur la création d'emplois dans d'autres secteurs. Mais c'est aussi un choix politique que de laisser partir ses emplois dans l'empire du milieu sans rien faire. rien n 'est prouvé sur le manque à gagner , déjà que l ' on crache au bassinet avec les taxes.
le commentaire de monsieur O' REILLY doit être intéressant mais je ne connais pas l ' anglais ou l ' américain . dommage petitepoupee, le 17/01/2012 - 16:01 le piratage en ligne est un vrai problème qui porte préjudice à l'économie américaine et menace les emplois d'un nombre significatifs d'employés de la classe moyenne et affecte certains de nos groupes et entrepreneurs les plus créatifs et innovants
Avec ce raisonnement à la con c'est vraiment pas gagné +1 Ils soutiennent la SOPA sans le dire... |
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