Tout comme la MPAA, l'association de défense des intérêts de l'industrie du disque aux USA a aussi une liste noire des sites à fermer. Alors que les parlementaires américains discutent une loi anti-piratage très critiquée, la RIAA a dévoilé les noms des sites qu'elle veut voir neutraliser dès que possible.

La Recording Industry Association of America (RIAA) est décidément de tous les combats. Favorable depuis plusieurs années à la riposte graduée, qui prend forme aux États-Unis, l’association chargée de défendre les intérêts de l’industrie du disque a débuté un intense lobbying auprès de l’ICANN afin de verrouiller les règles d’attribution des futurs noms génériques de premier niveau et évincer les « pirates » de la procédure.

La RIAA a également dans le collimateur un certain nombre de sites web qui sont, d’après elle, des espaces de transit majeurs pour échanger des contenus piratés. Elle a en conséquence transmis à l’administration américaine une liste de noms contre lesquels il est impératif de prendre des mesures au plus vite, au nom de la lutte anti-piratage et du respect des droits d’auteur.

Ce document, repéré par Torrentfreak, a été communiqué au représentant au commerce des États-Unis. Ce dernier est un habitué des doléances de l’industrie culturelle, puisqu’il avait vait déjà réceptionné une liste similaire quelques semaines auparavant, établie alors par la MPAA. Le timing est en tout cas parfait, puisqu’il s’est engagé aux États-Unis un débat parlementaire sur une loi anti-piratage très critiquée.

Dans l’ensemble, le contenu de la liste rédigée par la RIAA n’est pas surprenant. Nous retrouvons en effet beaucoup de noms déjà signalés par la Motion Picture Association of America, comme The Pirate Bay, isoHunt, Torrentz, BT Junkie, Kat.ph, Demonoid ou encore TorrentReactor. Au total, quinze des principaux sites de liens BitTorrent ont été repérés.

Pour sélectionner les sites à neutraliser, les critères de la RIAA sont assez évidents. Ils se basent sur l’audience de la plate-forme, le nombre de fichiers illicites établi par les ayants droit et la résistance aux pressions judiciaires et financières. Certains sites, comme The Pirate Bay, ont en effet défié pendant longtemps les représentants de l’industrie du divertissement.

Conséquence de l’évolution des usages, la RIAA ne se limite évidemment pas aux seuls sites de liens BitTorrent. L’association américaine a également dans la ligne de mire les hébergeurs spécialisés dans les fichiers. Citons ainsi MegaUpload, FileSonic et 4 Shared. Le forum Warez-BB.org et le moteur de recherche spécialisé FilesTube sont aussi dans le collimateur.

La Russie et la Chine étant souvent pointés du doigt pour leur faible implication dans la lutte contre le piratage, il n’est pas tout à fait étonnant de voir que la RIAA a intégré un réseau social à sa liste, Vkontakte, ainsi qu’un moteur de recherche, Sougou. Pour l’industrie du disque, il est clair que des fonctionnalités ont été intentionnellement développées sur ces espaces pour pirater.

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