Malgré de nombreux problèmes commerciaux et techniques et des parts de marché en baisse, les ventes de BlackBerry continuent d'augmenter. De nombreuses entreprises continuent de privilégier les téléphones canadiens et vantent leurs qualités professionnelles.

RIM, le fabricant des BlackBerry, a connu de nombreux déboires commerciaux et techniques au cours de ces derniers mois. Beaucoup sont sceptiques quant au futur de la firme canadienne, dont les parts de marché ont chuté de 7 points par rapport à 2010.

Mais la situation pourrait ne pas être aussi catastrophique qu’on le pense. Tout d’abord, les ventes du constructeur continuent d’augmenter. Si ses parts de marché baissent, c’est que la taille marché augmente et non que ses appareils se vendent moins.

Ensuite, RIM continue de bénéficier d’un très important support au sein des entreprises. Ainsi, Dan Croft, PDG de Mission Critical Wireless qui aide les entreprises à gérer leurs flottes de téléphones, confie à ArsTechnica que, certes, les récents problèmes techniques ont causé du tort au Canadien, mais il ne constate pas de désengagement. Pour lui, si les utilisateurs finaux peuvent se plaindre de ces désagréments, les décideurs informatiques resteront fidèles à RIM.

Pourtant, iOS ou Android proposent, aujourd’hui, les mêmes fonctionnalités professionnelles de chiffrage ou de suppression des données à distance. Mais le manque de contrôle sur des services comme iCloud ou iMessage rebute plus d’un professionnel qui s’inquiètent pour l’intégrité, la confidentialité et la disponibilité de leurs données. Si les messages transitent également par les serveurs de RIM pour les possesseurs de BlackBerry, Dan Croft affirme que cela ajoute une couche de chiffrage supplémentaire. Il est également possible pour une entreprise de s’équiper de son propre serveur BlackBerry.

Enfin, il ne faut pas oublier les aficionados de la marque qui lui sont fidèles et le resteront très longtemps. Le clavier physique qui équipe la majorité de ces smartphones permet une frappe rapide et RIM dispose d’une expertise certaine dans l’acheminement des messages qu’il fut le premier à assurer en temps réel.

Le manque d’applications tierces est sans doute la véritable ombre à ce tableau. RIM avait pourtant annoncé vouloir supporter les applications Android, mais ce support s’est révélé n’être que partiel. Pour beaucoup, cela représenterait pourtant le compromis parfait.

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