L'assemblée constituante chargée de réviser la Constitution islandaise suite à la crise financière a transmis son texte au parlement. Le document a été préparé par l'assemblée constituante, qui s'est appuyée sur les réseaux sociaux afin de collecter les avis des autres Islandais. En Égypte et au Maroc, des plates-formes participatives voient aussi le jour.

Les délais prévus ont finalement été respectés. L’assemblée constituante islandaise, composée de 25 représentants et chargée de proposer une version révisée de la constitution du pays suite à la crise financière de 2008, a annoncé vendredi avoir terminé son ouvrage. Le nouveau texte a été transmis à l’Althing, le parlement islandais, afin que les parlementaires puissent se prononcer.

Cette révision de la constitution constitue un processus politique inédit en Islande. En effet, les membres de l’assemblée constituante se sont appuyés sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook et Twitter, pour recueillir les avis des Islandais au fur et à mesure de la rédaction du projet. Des comptes ont également été ouverts sur YouTube et Flickr, tandis que les réunions de l’assemblée constituante étaient diffusées en streaming.

Le principal objectif de la nouvelle constitution, si elle entre en vigueur, est d’éviter à l’avenir les dérives du secteur bancaire islandais. Avec la crise financière de 2008, les grandes banques du pays ont frôlé la catastrophe, au point que le gouvernement a été contraint de nationaliser les trois principaux établissements du pays pour éviter un effondrement du système bancaire.

La démarche de l’Islande semble en tout cas faire des émules. D’après le site Spot.us, des étudiants de l’université de Stanford ont donné un coup de main pour lancer Wathiqah.com, une plate-forme sur laquelle les Egyptiens peuvent discuter de leur projet de constitution. Au Maroc, un site web a également été mis en place pour permettre aux Marocains de discuter de la réforme constitutionnelle proposée par le roi Mohammed VI.

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