Avec le développement des réseaux informatiques, la cyber-sécurité occupe une place de plus en plus importante dans la défense d'un État. Aux États-Unis comme en France, des mesures sont prises pour renforcer le réseau informatique de façon à résister à des attaques informatiques de grande envergure.

Même pour la première armée du monde, le renforcement du réseau informatique est un travail de longue haleine. Surtout lorsque l’objectif affiché est d’obtenir un réseau pratiquement inviolable, capable de résister à des cyber-attaques massives. Interrogé par la commission de la défense de la chambre des représentants, le général Keith Alexander a de nouveau pointé du doigt la vulnérabilité du réseau informatique de l’armée.

« Je nous attribuerais probablement la note C actuellement » a-t-il expliqué, ajoutant que les forces américaines obtiendront une meilleure note, A, lorsque personne ne pourra pénétrer son réseau informatique. Mais cet objectif demandera du temps, même si le général Keith Alexander considère que des progrès importants ont été accomplis ces dernières années dans le domaine de la cyber-défense.

Les États-Unis ne sont pas les seuls à prendre au sérieux la défense des systèmes d’information. En France, l’ANSSI a reçu de nouvelles attributions dans un décret publié en février dernier. Cet été, l’ANSSI verra son champ d’action élargi aux opérateurs de télécommunications par le biais d’une ordonnance. En particulier, l’ANSSI pourra demander aux FAI de bloquer du trafic et donner des instructions en cas d’attaques informatiques.

L’évolution de l’ANSSI n’est pas étonnante. La semaine dernière, Paris-Match révélait que le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie a été la cible d’attaques informatiques pendant trois mois. Les pirates cherchaient manifestement des informations relatives aux sommets du G8 et du G20, placés cette année sous présidence française.

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