Avec Games for Windows Marketplace, Microsoft veut reprendre en main le marché des jeux dématérialisés sur PC qu'il a abandonné à Valve et sa plateforme Steam. Mais il semble toujours avoir beaucoup de mal à convaincre les éditeurs.

Le jeu vidéo est appelé à totalement se dématérialiser, et Microsoft fait tout pour précipiter la transition. La firme de Redmond annonce ce vendredi le lancement le 15 novembre prochain de son Games for Windows Marketplace, une plateforme de vente de jeux vidéo téléchargeables pour PC. Contrairement à l’actuel Games for Windows Live, celle-là ne demandera aucune installation de logiciel de gestion des téléchargements. Microsoft veut ainsi améliorer son offre par rapport à celle du leader du marché, la plateforme Steam de l’éditeur Valve.

Comme son concurrent, Games for Windows Marketplace promet des téléchargements très rapides, la possibilité de re-télécharger des jeux déjà achetés, des offres spéciales avec la « promotion de la semaine », etc. Il aura en revanche l’avantage de ne nécessiter aucun téléchargement de client, tout étant déjà géré par Windows. Y compris, bien sûr, les DRM qui devraient être omniprésents.

Les clients pourront aussi se connecter avec leurs comptes Windows Live, Xbox Live, Games for Windows Live, ou Zune, et les les Microsoft Points bien connus des joueurs sur la Xbox 360 pourront aussi servir à acheter des jeux sur PC.

Pour son lancement, Microsoft annonce seulement une centaine de jeux vidéo proposés notamment par 2K Games, Capcom, Rockstar, ou Warner Bros, en plus de ses propres studios. Mais Steam devrait continuer à proposer le catalogue le plus attractif, et surtout le plus récent. Rockstar, par exemple, ne proposera que Grand Theft Auto III, alors que GTA IV est déjà disponible depuis longtemps sur la plateforme de Valve.

Ce dernier a sans aucun doute fait pression sur ses fournisseurs pour qu’ils ne collaborent pas avec trop d’enthousiasme au nouveau service de Microsoft. Mais plus simplement, les contrats signés avec Valve prévoient des clauses d’exclusivité, qui ont déjà grandement limité la percée sur le marché du service alternatif proposé par Stardock, Impulse.

Pour le moment, la plateforme de Microsoft n’est pas annoncée pour la France.

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