Dans un rapport sur les logiciels malveillants, McAfee a souligné les risques inhérents à la recherche du gratuit sur Internet. Selon l'éditeur américain, la recherche d'une requête comme "MP3 gratuits" retourne en moyenne plus de pages vérolées qu'une autre recherche. Un rapport qui confirme surtout que les fraudeurs suivent les usages et les centres d'intérêts des internautes pour les piéger.

Le gratuit a un coût pour votre ordinateur. C’est en substance le message qu’a voulu faire passer McAfee dans son rapport (.pdf), cité par Cnet, du 25 août : « rapport sur la musique et les films numériques : le vrai coût du divertissement gratuit ». Selon l’éditeur de la solution antivirus éponyme, la recherche de contenus gratuits, légaux ou non, accroît l’exposition de l’ordinateur a un logiciel malveillant.

Par exemple, la recherche de sonneries gratuites multiplie par trois la probabilité de tomber sur une page infectée par un code malicieux. Plus généralement, c’est l’utilisation du terme gratuit dans les recherches qui est problématique. Et ce problème n’est pas cantonné à la seule langue anglaise. L’utilisation d’une combinaison française, comme « MP3 gratuits », retournera des pages françaises infectées.

D’après McAfee, le nombre de sites web proposant des fichiers MP3 vérolés a grimpé de 40 % entre 2009 et 2010. Ces contenus servent souvent de porte d’entrée aux fraudeurs pour obtenir d’autres informations. Cela va de l’usurpation d’identité à la fraude bancaire en passant par l’infection de la machine par d’autres logiciels malveillants.

Pour autant, est-ce vraiment une surprise ? Cela fait près de dix ans que les utilisateurs de logiciels peer-to-peer sont confrontés aux tentatives des cybercriminels de contaminer leur machine. Des réseaux comme KaZaA ou eDonkey / eMule ont longtemps listé des contenus vérolés. Ces derniers, pour inciter l’internaute à cliquer, portent souvent des noms attractifs. En définitive, les fraudeurs s’adaptent aux usages des internautes. Et essaient d’anticiper leurs centres d’intérêts.

Rappelons qu’en France, les cybercriminels pourraient également profiter de la lutte contre le téléchargement illicite, en plus des traditionnelles requêtes des internautes pour des contenus gratuits, comme des MP3 ou des fonds d’écran. Fin août, le secrétaire général de la Haute Autorité, Eric Walter, avait d’ailleurs mis en garde contre certaines demandes suspectes. La Haute Autorité ne demandera pas d’informations personnelles.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés