Les sites de paroles de chansons sommés de payer
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 21 Janvier 2005 à 07h33 -
posté dans High-Tech
C'est désormais la politique de la tolérance zéro pour l'industrie musicale qui protège ses intérêts sur tous les fronts. Sept des plus gros sites français diffusant gratuitement des paroles de chansons ont ainsi reçu cette semaine et la semaine dernière une mise en demeure de la part de la chambre syndicale de l'édition musicale (CSDEM). Très peu connue du grand public, la CSDEM n'en est pas moins une institution charnière de la filière musicale française. C'est elle qui négocie les droits d'utilisation du répertoire de ses 70 éditeurs membres, pour des supports aussi variés que les chansons karaoké, les fichiers MIDI, ou... les sites Internet. Ce mois-ci, la chambre a donc contacté "de nombreux sites Internet français diffusant des paroles, partitions et/ou traductions d'oeuvres musicales sans autorisation des titulaires de droit ni par conséquent paiement des droits d'auteur".Parmi ces sites (une trentaine selon la chambre) : Paroles.net, Lexode.com, laCoccinelle.net, Fandemusique.com, BestOfParoles.com, BestOfSongs.com et GreatSong.net. "Ces 70 editeurs me somment de retirer toutes paroles de chansons et de tous les recontacter pour 'regulariser ma situation', sans quoi je pourrais me voir poursuivi et ils demanderaient 300.000 euros et 3 ans de prison", nous explique ainsi Arnaud Vuillaume, responsable de Fandemusique.com. La chambre explique de son côté que "cette action fait suite notamment aux engagements pris par la CSDEM en matière de sensibilisation des internautes au respect des droits de propriété intellectuelle lors de la signature de la Charte du 28 juillet 2004 " pour le développement de l'offre légale de musique en ligne, le respect de la propriété intellectuelle et la lutte contre la piraterie numérique "". Frapper d'abord, négocier ensuite Dans ses attributions, la CSDEM peut agir au nom de tous ses membres à la demande d'un seul d'entre eux et peut même se saisir d'elle-même si elle estime qu'il en va de l'intérêt des éditeurs qu'elle regroupe. Et l'initiative de la chambre ne plaît pas à tous ces éditeurs de musique. "La lettre du CSDEM c'est un peu un char d'assault contre des gamins qui jouent au ballon", commente sous couvert d'anonymat le responsable de l'un d'entre eux. Les sites qui diffusent des paroles, dans leur ensemble, sont prêts à négocier un accord avec la chambre pour continuer leurs activités. "Plusieurs sites d'importance parmi lesquels www.paroles.net, www.bestofparoles.com ou encore www.lacoccinelle.net ont d'ores et déjà suspendu la mise en ligne des textes et/ou fait part de leur volonté de rechercher des accords avec les éditeurs de musique concernés", indique la CSDEM. De son côté, Arnaud Vuillaume espère que les sites comme le sien parviendront à négocier "des forfaits en fonction de leur trafic à la manière de ce qui existe pour les radio web". En juin 2002, la CSDEM avait déjà obtenu la fermeture de Miditext.com. Visiblement, aucune solution n'a été trouvée depuis pour faciliter le développement de ces sites très prisés des internautes, et ce sont les sites actuels qui en pâtissent. Ceux contactés à partir de la semaine dernière ont 15 jours pour se manifester auprès des éditeurs afin de trouver un accord. Prix indiqués avec livraison
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Commentaires à propos de «Les sites de paroles de chansons sommés de payer»
Je n'ai jamais compris en quoi ça faisait du tort aux artistes ou ayant droit qu'on publie les textes des chansons
A moins que Pathetic et sa clique viennent nous dire que des paroles publiées = une vente en moins... 'cristovil', le 01/01/1970 - 01:00 Je n'ai jamais compris en quoi ça faisait du tort aux artistes ou ayant droit qu'on publie les textes des chansons A moins que Pathetic et sa clique viennent nous dire que des paroles publiées = une vente en moins... des paroles publiées = des ventes en moins des titres publiés = des ventes en moins, des noms d'artistes publiés = des ventes en moins, etc... Il doit pas en rester beaucoup... Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, a vos armes. Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes. Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades. Ohé, les tueurs à la balle ou au couteau, tuez vite ! Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite... C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves. Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève... Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place. Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute... J' veux qu' mes chansons soient des caresses,
Ou bien des coups d' poings dans la gueule. A qui qu' ce soit que je m'agresse, J' veux vous remuer dans vos fauteuils. Alors écoutez moi un peu, Les pousse-mégots et les nez-d'b½ux, Les ringards, les folkeux, les journaleux. D'puis qu'y' a mon nom dans vos journaux, qu'on voit ma tronche à la télé, Où j' vends ma soupe empoisonnée, Vous m'avez un peu trop gonflé. J' suis pas chanteur pour mes copains, Et j' peux être teigneux comme un chien. J' déclare pas, avec Aragon, Qu' le poète a toujours raison. La femme est l'avenir des cons, Et l'homme n'est l'avenir de rien. Moi, mon av'nir est sur zinc D'un bistrot des plus cradingues, Mais bordel, où c'est qu' j'ai mis mon flingue ? J' vais pas m' laisser emboucaner Par les fachos, pas les gauchos, tous ces pauvr' mecs endoctrinés Qui foutent ma révolte au tombeau. Tous ceux qui m' traitent de démago Dans leur torchons qu' j' lirais jamais : " Renaud, c'est mort, il est récupéré " ; Tous ces p'tits bourgeois incurables Qui parlent pas, qu'écrivent pas, qui bavent, qui vivront vieux leur vie d' minables, Ont tous dans la bouche un cadavre. T't' façon, j' chante pas pour ces blaireaux, Et j'ai pas dit mon dernier mot. C'est sûr'ment pas un disque d'or, Ou un Olympia à moi tout seul, Qui me feront virer de bord, Qui me feront fermer ma gueule. Tant qu'y' aura d' al haine dans mes s'ringues, Je ne chant'rai que pour les dingues, Mais bordel, ! Où c'est qu' j'ai mis mon flingue ? Y a pas qu' les mômes, dans la rue, Qui m' collent au cul pour une photo, Y a même des flics qui me saluent, Qui veulent que j' signe dans leurs calots. Moi j' crache dedans, et j' cris bien haut Qu' le bleu marine me fait gerber, Qu' j'aime pas l' travail, la justice et l'armée. C'est pas demain qu'on m' verra marcher avec les connards qui vont aux urnes, Choisir celui qui les f'ra crever. Moi, ces jours là, j' reste dans ma turne. Rien à foutre de la lutte de crasse, Tous les systèmes sont dégueulasses ! J' peux pas encaisser les drapeaux, quoi que le noir soir le plus beau. La marseillaise, même en reggae, Ça m'a toujours fait dégueuler. Les marches militaires, ça m' déglingue Et votr' République, moi j' la tringle, Mais bordel ! Où c'est qu' j'ai mis mon flingue ? D'puis qu'on m'a tiré mon canif, Un soir au métro Saint Michel, J' fous plus les pieds dans une manif Sans un nunchak' ou un cocktail A Longwy comme à Saint Lazare, Plus de slogans face aux flicards, Mais des fusils, des pavés, des grenades ! Gueuler contre la répression En défilant " Bastille-Nation " Quand mes frangins crèvent en prison Ça donne une bonne conscience aux cons, Aux nez-d'b½ux et aux pousse-mégots Qui foutent ma révolte au tombeau. Si un jour j' me r'trouve par terre, Sûr qu' ça s'ra d' la faute à Baader. Si j' crève le nez dans le ruisseau, Sûr qu' ça s'ra d' la faute à Bonnot. Pour l'instant, ma gueule est sur le zinc D'un bistrot des plus cradingues, MAIS FAITES GAFFE ! J'AI MIS LA MAIN SUR MON FLINGUE ! Pas de chants politiques
Et pas de critiques Je suis d'une classe sociale Où l'on a souvent mal Vous parler de mon passé Peut vous intéresser Je ne veux plus perdre mon temps En boniments La gauche qui virevolte, la droite qui s'enrhume J'écoute et dans mes poches j'ai toujours pas une thune Les lendemains brillants et le passé terni Arrivent à me faire sentir qu'on est à leur merci Faut pas faire de faux pas dans la légalité N'empêche qu'il y a des types qui se font interner Vos journaux quotidiens Vous saoulent avec un rien Pensez avec votre tête il en est encore temps La gauche qui virevolte, la droite qui s'enrhume J'écoute et dans mes poches j'ai toujours pas une thune Les lendemains brillants et le passé terni Arrivent à me faire sentir qu'on est à leur merci Pense avec ta tête pense plus avec ton cul Laisse tomber ce beau rôle d'ingénu Un jour, un jour c'est sûr, Reviendra le jour pur ! Où des maîtres-penseurs on fera de l'ordure ! La gauche qui virevolte, la droite qui s'enrhume, J'écoute et dans mes poches j'ai toujours pas une thune Les lendemains brillants et le passé terni Arrivent à me faire sentir qu'on est à leur merci... Merci ! |
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AH à‡A IRA
Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates à la lanterne
Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates on les pendra
V'la trois cents ans qu'ils nous promettent
Qu'on va nous accorder du pain
V'la trois cents ans qu'ils donnent des fêtes
Et qu'ils entretiennent des catins
V'la trois cents ans qu'on nous écrase
Assez de mensonges et de phrases
On ne veut plus mourir de faim
Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates à la lanterne
Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates on les pendra
V'la trois cents ans qu'ils font la guerre
Au son des fifres et des tambours
En nous laissant crever d'misère
à‡a n'pouvait pas durer toujours
V'la trois cents ans qu'ils prennent nos hommes
Qu'ils nous traitent comme des bêtes de somme
à‡a n'pouvait pas durer toujours
Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates à la lanterne
Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates on les pendra
Le châtiment pour vous s'apprête
Car le peuple reprend ses droits
Vous vous êtes bien payé nos têtes
C'en est fini Messieurs les rois
Il n' faut plus compter sur les nôtres
On va s'offrir maint'nant les vôtres
Car c'est nous qui faisons la loi
Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates à la lanterne
Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates on les pendra