Une juge américaine remet en cause les actions de masse contre les P2Pistes
Julien L. -
publié le Jeudi 10 Juin 2010 à 09h48 -
posté dans Peer-to-Peer
![]() Si les poursuites individuelles pour violation du droit d'auteur n'ont pas remporté un franc-succès, il n'est pas certain que les actions de masse s'en sortent mieux. En effet, une juge américaine a tempéré les ardeurs des ayants droit, trop enclins à regrouper dans un seul et même sac des milliers d'internautes suspectés d'avoir piraté des contenus copyrightés.
Seulement, la méthode utilisée jusqu'à présent n'était pas d'une grande efficacité. Avant de mettre un terme aux poursuites judiciaires fin 2008, soulageant par la même occasion l'appareil judiciaire américain, la RIAA avait enclenché pas moins de 35 000 procédures contre des internautes suspectés d'enfreindre le droit d'auteur via les réseaux de P2P. En menant une véritable politique de terre brûlée, l'association américaine de l'industrie du disque espérait bien faire naitre un sentiment de peur chez les adeptes du partage. Au final, les retombées médiatiques étaient exécrables pour l'industrie culturelle, malgré quelques victoires judiciaires notables. En s'attaquant à des mères de famille, des étudiants ou à des retraités, la RIAA ne pouvait que se tirer une balle dans le pied en se faisant détester par toute une frange de la population désormais convertie au partage sans entrave et non-marchand de contenus culturels. Mais si la RIAA mise désormais sur la riposte graduée "à la française", d'autres n'ont toujours pas abandonné le principe des poursuites judiciaires. Mais à un détail près. Si ces organismes continuent effectivement de collecter patiemment et massivement les adresses IP des internautes, ils ont pour autant mis au point une nouvelle tactique. Plutôt que de poursuivre un par un chaque "pirate", ces groupes ont préféré d'en regrouper un maximum dans un seul et même "lot". Et pour cause, cette tactique n'a que des avantages pour les ayants droit. D'une part, elle s'avère très économique. En effet, plus besoin de mobiliser des fonds pour poursuivre chaque internaute en justice. Il suffit de les regrouper dans un seul et même sac, et d'envoyer une requête globale au juge chargé de l'enquête. D'autre part, c'est un gain de temps considérable pour les ayants droit. Car si le juge demande aux FAI de révéler l'identité des internautes cachés derrière les adresses IP, les ayants droit peuvent transmettre en un seul coup cette requête à tous les fournisseurs d'accès, pour toutes les adresses IP concernées. Enfin, sur le plan médiatique, cela évite de mettre en avant un cas particulier qui pourrait sensibiliser l'opinion (comme une mère de famille ou un étudiant par exemple). Mais encore faut-il que l'institution judiciaire accepte ces procès de masse. Et selon les derniers développements du côté des États-Unis, l'affaire est loin d'être entendue. Preuve en est, Ars Technica a mis en lumière une affaire qui est actuellement sur le bureau de la juge fédérale Rosemary Collyer. Il s'agit d'une plainte pour violation des droits d'auteur contre 4 577 internautes suspectés d'avoir partagé du contenu copyrighté sur les réseaux P2P. Or, la juge fédérale n'a pas vraiment épousé la tactique des ayants droit. En effet, elle a expliqué qu'avant de se déterminer sur l'opportunité de juger ou non d'un seul coup 4 577 inconnus, les plaignants devraient la convaincre de la légitimité d'une telle action. Dit autrement, la juge se demande si juger plus de 4 500 Américains dans un seul et même procès est une utilisation convenable du système judiciaire américain. Comme le précise Ars Technica, cette procédure est légale. Elle a d'ailleurs un nom : "Minute Order". Cependant, elle doit répondre à des conditions très précises. Brièvement, pour regrouper plusieurs défendeurs (ceux attaqués en justice ndlr) dans un seul et même lot, les plaignants doivent démontrer que la plainte découle de la même opération. Comme le note Thomas Mennecke, de Slyck News, la demande d'explication de Rosemary Collyer en dit long sur son opinion personnelle. En effet, elle ne demande pas aux ayants droit d'expliquer pourquoi ces accusés doivent être regroupés dans un seul et même lot, mais de justifier pourquoi elle ne devrait pas démanteler la plainte. À supposer que la juge fédérale démantèle effectivement la plainte, cela signifiera que les ayants droit devront initier 4 577 procédures judiciaires différentes. Pas sûr que cette méthode soit viable économiquement. Par ailleurs, en plus des résistances de l'appareil judiciaire, les ayants droit devront également se heurter aux réticences des fournisseurs d'accès à Internet. Et tous ne sont pas enclins à coopérer les yeux fermés. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Une juge américaine remet en cause les actions de masse contre les P2Pistes»
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Leto42
le 10/06/2010 à 10:12
Ces "ayant-droits" m'insupportent de plus en plus, il y a une fracture définitive aujourd'hui entre eux et le public, leurs clients. Les ayant-droits restent arquebouter sur leur modèle économique périmé, et chaque nouvelle affaire fait grandir la haine du public envers eux, il n'y a pas d'issue possible. Au stade où on en est, la seule fin envisageable est la disparition d'un des 2 camps, et là où ça devient incompréhensible c'est que si les ayant-droits gagnent, ils se seront aliénés l'ensemble de leur clientèle. Dans mon cas le divorce est consommé, je n'attend plus que l'avis de décès des majors pour recommencer à acheter de la musique.
Ces "ayant-droits" m'insupportent de plus en plus, il y a une fracture définitive aujourd'hui entre eux et le public, leurs clients.
Faux: ils ont toujours énormément de clients qui leur confient énormément d'argent. Et leurs clients ont toujours besoin de leurs campagnes publicitaires pour savoir quoi acheter ou quoi télécharger. La meilleure preuve en est que les oeuvres non diffusées par les majors, même à qualité égale, sont beaucoup moins appréciées du public. Le public préfère donc quand ça vient des majors. CQFD. Bien dit Leto42. Rien que le terme "ayant-droit" devient insupportable, et erroné, au même titre que "pirate". En fait, ils sont en train de se faire passer pour les pirates, et on est en train de se prendre pour les ayant-droits, avec ce genre de pratiques honteuses.
Grand_grunt, le 10/06/2010 - 11:12 Ces "ayant-droits" m'insupportent de plus en plus, il y a une fracture définitive aujourd'hui entre eux et le public, leurs clients.
Faux: ils ont toujours énormément de clients qui leur confient énormément d'argent. Et leurs clients ont toujours besoin de leurs campagnes publicitaires pour savoir quoi acheter ou quoi télécharger. La meilleure preuve en est que les oeuvres non diffusées par les majors, même à qualité égale, sont beaucoup moins appréciées du public. Le public préfère donc quand ça vient des majors. CQFD. Quoi qu'il en soit, même si le grand public continue de se faire racketter, il existe bel et bien une tranche de la population, aussi infime soit-elle, qui commence à se détacher d'eux. Et je ne pense pas qu'elle soit négligeable, puisqu'ils intentent des procès du genre. J'ai l'impression que le vent tourne quand même pour les ayants droits.
Va-t'on assister à une réforme du droit d'auteur dans la direction tant redoutée par l'ACTA ? Le terme "ayant droit" me fait penser à certains discours de beauf genre "attend j'ai payer j'ai tous les droits!!!".
Espérons quand même qu'un jour la raison leur reviendra... L'espoir fait vivre paraît-il Grand_grunt, le 10/06/2010 - 11:12 Ces "ayant-droits" m'insupportent de plus en plus, il y a une fracture définitive aujourd'hui entre eux et le public, leurs clients.
Faux: ils ont toujours énormément de clients qui leur confient énormément d'argent. Et leurs clients ont toujours besoin de leurs campagnes publicitaires pour savoir quoi acheter ou quoi télécharger. La meilleure preuve en est que les oeuvres non diffusées par les majors, même à qualité égale, sont beaucoup moins appréciées du public. Le public préfère donc quand ça vient des majors. CQFD. Ton raisonnement, c'est "Quand on coupe 4 pattes à une grenouille, elle devient sourde, car elle ne saute plus quand on tappe dans ses mains !" Prends le problème par l'autre bout, demande-toi POURQUOI ces autres oeuvres ne bénéficient pas de plus de publicité pour se faire connaitre . . . Si j'avais 18.000 € net par mois, comme Christine Boutin, je pourrais m'acheter des messes, des requiems et des stabats mater.
Obelixator, le 10/06/2010 - 11:38
Prends le problème par l'autre bout, demande-toi POURQUOI ces autres oeuvres ne bénéficient pas de plus de publicité pour se faire connaitre . . .Non, la question c'est "Pourquoi le public a besoin de la publicité pour s'intéresser à quelque chose". Surtout un public qui dispose d'Internet, donc de la possibilité de communiquer (directement ou indirectement) avec n'importe quel artiste disposant aussi d'Internet. Obelixator, le 10/06/2010 - 11:38 Grand_grunt, le 10/06/2010 - 11:12 Ces "ayant-droits" m'insupportent de plus en plus, il y a une fracture définitive aujourd'hui entre eux et le public, leurs clients.
Faux: ils ont toujours énormément de clients qui leur confient énormément d'argent. Et leurs clients ont toujours besoin de leurs campagnes publicitaires pour savoir quoi acheter ou quoi télécharger. La meilleure preuve en est que les oeuvres non diffusées par les majors, même à qualité égale, sont beaucoup moins appréciées du public. Le public préfère donc quand ça vient des majors. CQFD. Ton raisonnement, c'est "Quand on coupe 4 pattes à une grenouille, elle devient sourde, car elle ne saute plus quand on tappe dans ses mains !" Prends le problème par l'autre bout, demande-toi POURQUOI ces autres oeuvres ne bénéficient pas de plus de publicité pour se faire connaitre . . . Acheter de la musique est devenu une blague... Plus personne n'achete de la musique et ceux qui le font son sujet a blagues et insultes (et c'est bien normal quand on est con on est con)
Bref acheter de la musique faut vraiment etre debile Qu'espèrent-ils de leur démarche ? Ils sont à ce point couper du monde dans leur tour d'ivoire pour ne pas réaliser qu'ils vont droit dans le mur ?
C'est pour cela qu'ils se dépèchent.. La jeune génération et une tranche de la population (dont nous faisons partie ici) est au courant par le net. mais la grosse majorité des 40-100 ans, ne le sont pas encore.. Ils espèrent ainsi étouffer la révolution dans l'oeuf en votantd es lois contraignantes. Car dans 10-20 ans, tout le public cible acheteur sera touché et ils disparaitront.. Alors comme le temps presse.. Vous comprennez mon raisonnement ? Dans 10-20 ans,c ela sera trop tard car le téléchargement sera entré dans les moeurs de 90% de leur public cible. pour le moment, seulement une partie... Mais ce ne sont pas les seniors qui sont les plus gros consommateurs de musique, passé 40 ans tu as d'autres centres d'intérêt généralement. Le combat est déjà perdu, plutôt que d'essayer de grapiller les quelques restes avant de crever il ne serait pas plus logique de mobiliser les dernières ressources pour évoluer et sauver son entreprise ? Les dirigeants des majors touchent mon salaire annuel par mois, je n'arrive pas croire qu'ils ne voient pas où mène leur politique alors que n'importe quel péquin moyen le peut. Il s'agit donc d'une stratégie de terre brûlée comme tu dis, mais bon sang quel gâchis.
Grand_grunt, le 10/06/2010 - 11:54
Non, la question c'est "Pourquoi le public a besoin de la publicité pour s'intéresser à quelque chose".Grand_grunt, le 10/06/2010 - 11:54
Surtout un public qui dispose d'Internet, donc de la possibilité de communiquer (directement ou indirectement) avec n'importe quel artiste disposant aussi d'Internet. NOUS, "Numeranautes" sommes une exception par rapport à "Mme Michu", il ne faut pas l'oublier ! La plupart des initiatives qu'il a pû y avoir sur Internet, pour rendre plus visible des "solutions" alternatives, ont été étouffées voire tuées dans l'oeuf par les Lobbies des industries culturelles, à coup de menaces, procès, lois liberticides, réformes du droit d'auteur, etc... Tout ça pour maintenir leur archaique modèle économique face à la révolution que pourrait être Internet s'il était utilisé au maximum de ses possibilités . . . Grand_grunt, le 10/06/2010 - 11:54 Obelixator, le 10/06/2010 - 11:38
Prends le problème par l'autre bout, demande-toi POURQUOI ces autres oeuvres ne bénéficient pas de plus de publicité pour se faire connaitre . . .Non, la question c'est "Pourquoi le public a besoin de la publicité pour s'intéresser à quelque chose". Surtout un public qui dispose d'Internet, donc de la possibilité de communiquer (directement ou indirectement) avec n'importe quel artiste disposant aussi d'Internet. Je pense que ça va plus loin que ça: Les "majors" (cad, je précise pour zabre...) les 4 maisons de disques qui ont 95% du marché) font partie de groupes plus grand, lesquels possèdent aussi des chaînes de TV, des radios, des régies publicitaires, des points de vente, des FAI, parfois même des salles de concerts. (Quand je dis "possèdent", c'est soit directement, soit via des accords d'exclusivité, soit via une part de blocage dans un capital, soit via des personnes bien placés aux bon endroits (des ex-employés à leur comptes, des "collaborateurs",...) . D'autre part, comment mesure-t-on le "succès" ? La réponse c'est une combinaison de : 1) le nombre de disques vendus *aux grossistes* (par opposition à ceux vendus dans ces points de vente) 2) le nombre de passage en radio/tv 3) le succès en nb de place remplie d'un concert. ... donc, pour moi, dire: Non, la question c'est "Pourquoi le public a besoin de la publicité pour s'intéresser à quelque chose".
est quelque peu biaisé: Car les supports de publicité sont contrôlés par ceux qui ont tout intérêts à ce que les artistes qui en bénéficient aient un accord avec une des 4 majors... C'est pr ca que je n'ai jamais entendu, jamais, un artiste non-signé sur, par ex, Virgin Radio. Ca ne peux pas être un hasard. (les radios sur internet sont plus éclectiques, mais nécessitent d'avoir un lien Internet non bridé, ce qui n'est pas (encore) possible tout le temps. De tt façon leur audience n'est pas comptabilisé). Là, on a une entité économique (ou un ensemble de sociétés qui coopèrent) qui contrôle la production, la promotion, & la mesure(*) du succès des artistes. Comment s'étonner de l'appauvrissement de la diversité que ce système génère, et du blocage d'éventuels nouveaux entrants ? Comme le pense CandyFana , je pense que au fur & à mesure que les gens commencent à exploiter de plus en plus jeune l'outil internet, la diversité sera de retour. Dernier point: Je ne considère PAS ceci comme un "complot": C'est plutôt le comportement naturel d'un système dont le but est de toujours plus d'argent, c'est "naturel" de ce point de vue-là. (*) Le problème de la mesure est important: On est dans la même situation aujourd'hui sur ce sujet que si, en 1907 (à l'époque de l'apparition de l'automobile), le gouvernement avait mesuré les déplacements des gens en pesant le crottin de cheval, et en avait conclu que les gens se déplaçaient moins... Grand_grunt, le 10/06/2010 - 11:12 Faux: ils ont toujours énormément de clients qui leur confient énormément d'argent. Et leurs clients ont toujours besoin de leurs campagnes publicitaires pour savoir quoi acheter ou quoi télécharger. La meilleure preuve en est que les oeuvres non diffusées par les majors, même à qualité égale, sont beaucoup moins appréciées du public. Le public préfère donc quand ça vient des majors. CQFD. Sinon, il est bien normal que dans un système de culture industrielle avec matraquage radio/tv de tel ou tel tube, que les gouts des gens soient influencés en faveur des produits diffusés dans les medias de masse. La découverte d'alternatives demande un effort, une curiosité et du temps et c'est un processus moins facile, moins naturel, surtout pour des gens qui ont grandi avec la culture de masse actuelle. Mais ce n'est pas pour autant que ça justifie l'attitude des maisons de disque envers le piratage. Ce qui explique leur position, c'est un supposé "manque à gagner". Mais tu viens de dire qu'ils gagnaient malgré tout encore des monceaux de pognon, donc je vois pas ou est le problème... @Grand_grunt,
alors quand on découvre un artiste sur le p2p, puis qu'on l'apprécie donc on achète ses disques, c'est grâce aux majors. Et quand on achète pas les disques, parce qu'ils n'existent pas, c'est parce que le public est moins interessé que ce que produisent les majors. Donc question simple, d'où provient l'affirmation La meilleure preuve[Ah, une preuve? Et où?] en est que les oeuvres non diffusées par les majors, même à qualité égale [comment mesure t'on la qualité d'une oeuvre d'art ? Est ce la réalisation technique, sa beauté, sa popularité, le prix maximum qu'elle peut se vendre, ...] , sont beaucoup moins appréciées du public.[d'où te vient cette affirmation?].Le public préfère donc quand ça vient des majors.[Superbe tautologie : je dis que ce qui viens des majors est plus apprécié, donc ce qui viens des majors est plus apprécié... Et à part ça, la logique ca va?] CQFD.[Non : CQJA : Ce Que J'ai Affirmé]
?obcd, le 10/06/2010 - 13:34
Comme le pense CandyFana , je pense que au fur & à mesure que les gens commencent à exploiter de plus en plus jeune l'outil internet, la diversité sera de retour. Dernier point: Je ne considère PAS ceci comme un "complot": C'est plutôt le comportement naturel d'un système dont le but est de toujours plus d'argent, c'est "naturel" de ce point de vue-là. (*) Le problème de la mesure est important: On est dans la même situation aujourd'hui sur ce sujet que si, en 1907 (à l'époque de l'apparition de l'automobile), le gouvernement avait mesuré les déplacements des gens en pesant le crottin de cheval, et en avait conclu que les gens se déplaçaient moins... \o/ pour le crottin de cheval... hihihi, j'aîiiiiiime.....
Démontrer que la masse subit depuis 60 ans leur système de Poduction/Promotion/Distribution, à grand coup de rabâchage médiatique, en exploitant les artistes, en créant de toute pièce le besoin, ça, c'est fait. Leur système, basé sur le consumérisme et le ' néocapitalisme ', va en direction d'un abîme sans fin, à une vitesse croissant exponentiellement. Plus de 60 % du catalogue des ' ayants droit ' n'est pas mis à disposition des ' clients '. Uniquement pour manque de rentabilité dans les études commerciales. Lesquelles sont basées sur leur système de Prod/Promo/Distri. Malheureusement pour eux, et grâce à Internet pour nous, le ' retour ' de la demande du ' client ', et non leur ' besoin ' de CONsommateurs, sera leur perte. A force de nous imposer les contenus, ils condamnent la culture, pour ne faire de nous que des CONsommateurs de leurs ' produits '. obcd, le 10/06/2010 - 13:34
Les "majors" (cad, je précise pour zabre...) les 4 maisons de disques qui ont 95% du marché) font partie de groupes plus grand, lesquels possèdent aussi des chaînes de TV, des radios, des régies publicitaires, des points de vente, des FAI, parfois même des salles de concerts.La régie publicitaire fait partie du problème, pas de la solution: une partie du prix excessif des oeuvres des majors est justement due au fait qu'ils paient cher des gens pour concevoir des affiches de 2m x 3m à foutre dans toutes les villes de France. Autrement dit, là encore, le public paie pour avoir une information certes pertinente (tel film, tel album, tel concert, à telle date à tel endroit), mais dont le coût de diffusion est démesuré et archaïque. N'oublions pas qu'on parle ici d'une vision "tout Internet" de la chose: Internet permet de copier des Blue Ray de 15 Go, ça serait quand même navrant qu'on ne sache pas y diffuser des actualités culturelles sans avoir besoin des majors. Pour les salles de concert, c'est effectivement problématique. Ceci dit, dans le monde actuel, je doute qu'on puisse remplir ne serait-ce qu'une petite salle indépendante avec un artiste non inscrit à la Sacem. Dans l'optique d'une culture audiovisuelle libérée, c'est un problème qui n'apparaîtrait que quand une telle culture et un tel marché seraient suffisamment développés (donc plus aptes à financer eux-mêmes les salles de concert ou de cinéma). D'autre part, comment mesure-t-on le "succès" ? La réponse c'est une combinaison de : 1) le nombre de disques vendus *aux grossistes* (par opposition à ceux vendus dans ces points de vente) 2) le nombre de passage en radio/tv 3) le succès en nb de place remplie d'un concert. Non, la question c'est "Pourquoi le public a besoin de la publicité pour s'intéresser à quelque chose".
est quelque peu biaisé: Car les supports de publicité sont contrôlés par ceux qui ont tout intérêts à ce que les artistes qui en bénéficient aient un accord avec une des 4 majors...La publicité joue à la fois un rôle purement informatif (l'existence d'une offre et les moyens d'y accéder), et un rôle manipulateur sur la société (convaincre l'individu, en prenant la société à témoin, qu'il faut aller voir cette oeuvre). Une prise de conscience de tous les enjeux du problème, de la part du public qui trouve le système actuel insatisfaisant (donc, tous les gens qui téléchargent) aboutirait également à un regard plus critique sur les enjeux sociaux de la publicité, du moins dans un premier temps en ce qui concerne les oeuvres audiovisuelles. Je sais que c'est pas une mince affaire: faut aller voir madame Michu qui peine à boucler ses fins de mois, et lui dire de pas télécharger les trucs des majors pour faire plaisir à ses gosses qui veulent aussi voir le film que tout le monde a vu et dont tout le monde parle, et leur proposer à la place des oeuvres dont personne n'a entendu parler et qui ont un budget 1000 fois plus petit. àa va pas être facile, je sais. Parce que les gosses ils vont seront en première ligne alors qu'à leur âge, ils s'en foutent de ces conneries (et ils ont bien raison). C'est pr ca que je n'ai jamais entendu, jamais, un artiste non-signé sur, par ex, Virgin Radio. Ca ne peux pas être un hasard. (les radios sur internet sont plus éclectiques, mais nécessitent d'avoir un lien Internet non bridé, ce qui n'est pas (encore) possible tout le temps. De tt façon leur audience n'est pas comptabilisé). On en est très loin, mais la direction à prendre est évidente. (*) Le problème de la mesure est important: On est dans la même situation aujourd'hui sur ce sujet que si, en 1907 (à l'époque de l'apparition de l'automobile), le gouvernement avait mesuré les déplacements des gens en pesant le crottin de cheval, et en avait conclu que les gens se déplaçaient moins...
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