Hier, nous rapportions qu’à la demande de l’INPI, la Cité des Sciences avait décidé presque au dernier moment de ne pas présenter le petit texte qui était prévu à propos des les licences libres, dans son exposition sur la contrefaçon qui dure jusqu’au 13 février 2011. L’INPI avait été accusé de censure par l’auteur du texte. Contacté dans la matinée, l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) n’avait pas pu nous apporter d’explication, et avait promis de revenir vers nous. C’est chose faite, par la voie d’un communiqué.

« A quelques jours de l’ouverture de l’exposition, le comité de pilotage de l’exposition, a décidé collégialement que ce texte, qui prend la forme d’un sonore, ne figurerait pas dans l’exposition. Nous avons finalement choisi de ne pas aborder le thème du logiciel libre dans cette exposition sur la contrefaçon afin d’éviter toute confusion et
mélange des genres entre libre et contrefaçon, pour un public non-initié. Il ne s’agit donc en aucun cas d’une censure mais d’un souci légitime de clarté
« , indiquent la Cité des Sciences et l’INPI qui co-signent le communiqué.

« De manière générale, le logiciel libre trouve sa place aussi bien à l’INPI, qu’à la Cité« , assurent-ils.

L’INPI, qui ne veut pas être taxé d’anti-libre, apporte des preuves de bonne foi. L’Insittut « les utilise largement pour ses propres besoins« , et a notamment « choisi le logiciel libre Typo3 pour la gestion des contenus de ses sites Internet et Intranet, OCS-Inventory et GLPI pour la gestion de son parc informatique, et Nagios pour la supervision informatique« .

Quant à la Cité, elle rappelle qu’elle a depuis longtemps organisé des conférences et des démonstrations d’installations de logiciels libres, et qu’elle soutient le mouvement dans son Carrefour Numérique, tout au long de l’année. Une « Ubuntu Party » y sera organisée gratuitement les 29 et 30 mai prochain.

« Dans le cadre de l’expo  » Contrefaçon « , le Carrefour numérique organise ainsi des démos sur la contrefaçon numérique : Comment protéger ses créations numériques ? Les œuvres (création, logiciels). Qu’est ce que la propriété intellectuelle et droit de la création ? Comment les œuvres sont analysées par un ordinateur ? Comment sont-elles numériquement « protégées » ?, où il est évidemment question des logiciels libres« , concluent les deux partenaires.

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