Royaume-Uni : la lutte contre le piratage est similaire aux campagnes de prévention routière
Julien L. -
publié le Samedi 27 Mars 2010 à 15h24 -
posté dans Société 2.0
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Selon The Telegraph, des parallèles audacieux ont été dressés entre piratage et alcoolisme au volant lors du lancement de la campagne à Londres, il y a trois jours. C'est ce qu'a laissé entendre Niamh Byrne, un employé d'Universal Music, qui était présent lors de l'évènement. "J'ai parlé à quelques personnes quand nous mettions au point cette campagne, et cela ne va pas changer les choses du jour au lendemain" a-t-il déclaré. "Mais je pense que le point essentiel est de sensibiliser les gens". Soutenue par Spotify et Amazon, l'initiative a été l'occasion à quelques participants de vider leur sac. C'est le cas de Chris Morrison, de CMO Management. Selon lui, le problème du piratage est avant tout générationnel. Le résoudre est possible, mais cela prendra du temps et il faut agir très tôt, notamment à l'école. Revenant sur la décision de Radiohead de laisser les fans fixer eux-mêmes le prix qu'ils souhaitaient payer pour acquérir l'album In Rainbows, Chris Morrison a été très critique. "Si j'étais Thom Yorke (le chanteur de Radiohead) et que quelqu'un vient sur le site et n'est pas disposé un seul centime sur un album qui a mis un an à être créé et produit, je me demanderais : pourquoi voulez-vous l'avoir ? Vous n'accordez aucune valeur à l'album, donc est-ce que vous prenez ma musique ?" Selon lui, le problème n'est pas une question de partage du gâteau, mais plutôt de se demander s'il y a un gâteau à partager. "La musique doit avoir une valeur si elle veut avoir un avenir" a-t-il estimé. Au-delà de la question de savoir s'il est judicieux ou non de faire des "campagnes éducatives" sur les dangers du piratage, tout l'enjeu est de savoir comment sera perçu ce genre d'initiatives, notamment chez les plus jeunes. Car si un enfant peut comprendre aisément pourquoi il ne faut pas boire au volant et quels sont les risques qu'un tel comportement peut entrainer, il n'est pas certain qu'il considère pour autant le téléchargement sur Internet comme une activité néfaste. Une étude avait été d'ailleurs menée sur ce sujet, en Suède. Les conclusions de l'enquête avaient révélé que seuls 30 % des internautes suédois âgés de 16 à 65 ans ont estimé que le téléchargement illégal revenait à du vol. Plus qu'une quelconque défiance à l'égard des ayants droit, cette enquête montre que les Suédois estiment que les problèmes de l'industrie culturelle sont avant tout un problème de modèle économique, et que ce n'est pas à la population d'abandonner de nouveaux comportements sociaux pour les beaux yeux d'une économie en déclin. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Royaume-Uni : la lutte contre le piratage est similaire aux campagnes de prévention routière»
Ce qui revient à penser c'est que parmi les 30%, certains ou beaucoup, ont voulu les "pères la vertu" !
S'il s'amusent à faire la même chose en France, ils vont tout juste donner envie de télécharger "illégalement" à de nombreux Internautes qui n'étaient pas accoutumés de cette pratique, ainsi qu'à bon nombre qui n'en avaient pas particulièrement envie.
C'est l'exception culturelle Française... La musique doit avoir une valeur si elle veut avoir un avenir" a-t-il estimé.
La musique n'a aucune valeur sur la radio (en tout cas en apparence, du point de vue de l'auditeur). Pourtant ça fait des décennies que la musique continu à vivre. Je suis pas du tout d'accord avec son analyse. La musique n'est pas obligé d'avoir une étiquette avec un prix fixé dessus par avoir un avenir."...tout en rappelant l'existence de moyens légaux pour acheter de la musique dématérialisée..." / "La musique doit avoir une valeur si elle veut avoir un avenir"
il existe des moyens legaux pour écouter et télécharger gratuitement de la musique mais visiblement ce monsieur semble sous entendre qu'il faut criminaliser et interdire aussi des initiatives genre creative commons "pourquoi voulez-vous l'avoir ? Vous n'accordez aucune valeur à l'album, donc est-ce que vous prenez ma musique ?" euh... par exemple pour la faire decouvrir aux potes et qu'on se cotisent pour se faire une virée un jour afin d'aller les voir en concert ! j'imagine les spots avec les pauvres musiciens piratés, mort, les tripes à l'air, une vieille seringue dans le bras, le tout avec un peu de violon en bande son et un message du style : "télécharger fait mourir les artistes innocents"...
des parallèles audacieux ont été dressés entre piratage et alcoolisme au volant lors du lancement de la campagne à Londres
Il est sans aucun doute audacieux d'oser faire une comparaison pareille ! wistiti68, le 27/03/2010 - 16:44
La musique n'a aucune valeur sur la radio (en tout cas en apparence, du point de vue de l'auditeur). wistiti68, le 27/03/2010 - 16:44
Pourtant ça fait des décennies que la musique continu à vivre. Je suis pas du tout d'accord avec son analyse. La musique n'est pas obligé d'avoir une étiquette avec un prix fixé dessus par avoir un avenir. Certains semblent avoir "oublié" les siècles passés, très prolifiques en matière de musique de qualité... alors que le droit d'auteur n'existait pas ! Le droit d'auteur condition sine qua non à la production de musique ? A la quantité peut-être. A la qualité, c'est très discutable.. Djaron, le 27/03/2010 - 17:05
euh... par exemple pour la faire decouvrir aux potes et qu'on se cotisent pour se faire une virée un jour afin d'aller les voir en concert ! Boire ou pirater faut choisir. C'est ce qu'ils veulent dire quoi !
C'est pour protéger nos disques durs contre l'overdose de téléchargement en cas d'ivresse. C'est de la prévention quoi ! Le ridicule ne tue pas...et des fois c'est bien dommage. Après la pédophilie, la sécurité routière et les morts qui en découlent. Je sais pas si on doit en rire ou pleurer. Et vouloir "éduquer" nos enfants sur le sujet (intervention à l'école, matraquage de ce type pendant les émissions pour enfants, etc), je sais pas...ça me fait comme une boule de colère dans l'estomac.
Un télèchargement ça va, trois télèchargements bonjour les dégats! Comme disait "bison bourré": "Foncez".
TOUKO, le 27/03/2010 - 18:39 A quand une campagnes contre les détournements de fonds, et les abus de biens sociaux ???Que je sache, à part Eva Joly et EE, personne ne parle sérieusement de ces sommes qui disparaissent et qui aideraient pourtant bien à financer plein de choses...En même temps, faut pas compter sur un coup de pouce des médias, c'est moins dérangeant de dire que les internautes sont des criminels que de dire que la grande corruption financiere ne sera plus jugulée en France grâce aux nouvelles lois sur la justice. Et pourtant, les dégàts sont incomparables... - Rien ne sert de stigmatiser ou porter sur un ban d'infamie...des modestes consommateurs, qui renient un modèle économique, dépassé & antinomique du web, hérité des 30 Glorieuses; dans lequel le législateur, complice de la Cabale du Copyright, les oblige à se cantonner !
Un dialogue de sourds s'installe entre les demandeurs d 'un "droit d'usage" qui ne prend pas les internautes pour des pigeons...et les éditeurs et les ayants-droits qui revendiquent un "droit de propriété" qui s'apparente à un droit abusif et sans limite quantitative, dans le temps comme sur les prix, exercé au détriment des internautes ! C'est le clash !... qui entraîne ces derniers vers l'insoumission massive et un réseau dans de parades, alimentant des économies souterraines....malgré une surveillance orwelienne, aussi lourde & inefficace, qu'illusoire !! C'est une guerre d'usure,larvée et Don Quichottesque , qui finira par la déroute, de la Cabale du Copyright. http://www.ettighoffer.fr/1739/biens-immateriels-pour-un-droit-d'usage-opposable-au-droit-de-propriete D.E a le mérite de poser le problème au lieu de partir en croisade contre les internautes ; des délinquants en puissance ! "les éditeurs utilisent la loi pour confisquer les ?uvres de l'esprit ». Un ou deux sur 600 députés ? Une dizaine de leurs collaborateurs ? En tous cas, vu l'inertie des pouvoirs publics face aux nombreuses dérives du copyright, on est en droit de se demander si les élus ont pris conscience des enjeux en cause....Autrefois; Les connaissances sont des coproductions qui n'ont pu prospérer que grâce au « copyleft »...C'était une époque où les droits du copyright ne dépassaient pas trente ans (ils ne dépassaient pas quatorze ans en 1710). C'était une époque où les majors n'existaient pas encore et où l'espace public inventait en permanence des produits dérivés d'?uvres de l'esprit antérieures. Les gens partageaient la création de biens immatériels qui fondaient leur culture, constituaient un patrimoine commun !...Aujourd'hui les industries des médias contrôlent soigneusement les utilisations de ce qu'elles considèrent de leur droit de propriété exclusif. Il s'est ainsi constitué une pratique d'exigence de « permission » pour quiconque envisage de s'inspirer d'une ?uvre antérieure...Les droits du copyright commencent à être utilisés afin d'étouffer la diffusion d'informations compromettantes ou gênantes.Plus un réseau est fort, plus il est naturellement porté à vouloir dominer sa filière d'activité et à imposer sa loi en matière de distribution. Nous constaterons un phénomène similaire dans de nombreuses filières comme la pharmacie ou l'édition : Structures créatives d'un côté, puissants réseaux de distribution de l'autre." "- Le droit d'usage doit pouvoir être opposable au droit de propriété". En effet les libristes ont inventé des licences L.A.L ou CC comme le Copyleft plus compatible avec le web et pour gérer ces lourds catalogues passés ou présents des Majors ou du Cinéma, la Licence Globale" semble la solution la + pertinente pour sortir de cette crise ! "-La propriété des droits ne doit pas donner tous les droits. Les éditeurs conduisent des stratégies qui contribuent à la rareté du bien immatériel pour en augmenter la valeur ou différemment pour se constituer une clientèle captive qui ne pourra exercer son droit à « consommer » un bien numérique que dans le cadre d'une communauté fermée"....Bien sûr; les durée des droits d'auteur est exagérée ( 70 ans) et l'on rajoute après celà des droits scélérats : les droits voisins (la chance de voir 1 oeuvre retomber dans le droit public est improbable ) ! "- Envisager un droit d'usage opposable, c'est reconnaître que le droit de propriété des biens immatériels ou numériques ne peut empêcher leur circulation, leur distribution, leur échange en contre partie d'une sanction tarifiée....il reste impératif de trouver une solution qui préserve les créateurs, et assouplisse la circulation et le libre usage des biens culturels...Les politiques et le législateur; En laissant s'opérer une concentration des pouvoirs aux mains des seules industries des biens culturels, des éditeurs, des médias, nous nous constituons un piège qui pourrait stériliser toute capacité à faire valoir notre créativité et à pouvoir en tirer parti". Si je comprends bien; les Editeurs tuent aussi la créativité, en créant trop de barrières protectionnistes contre le droit d'usage...celà va les mener à l'asphyxie de leur système...Bof; s'il s'agit d'éliminer du marché,des intermédiaires parasitaires & onéreux...c'est un acte de salubrité publique, après tout ( lol ! ) "Si j'étais Thom Yorke (le chanteur de Radiohead) et que quelqu'un vient sur le site et n'est pas disposé un seul centime sur un album qui a mis un an à être créé et produit, je me demanderais : pourquoi voulez-vous l'avoir ? Vous n'accordez aucune valeur à l'album, donc est-ce que vous prenez ma musique ?"
C'est ça le problème, les gens qui se croient à la place des autres et qui peuvent décider de ce qui est bon pour eux ou pas. S'il se mettait à la place du consommateur, pourquoi ce dernier dépenserai par exemple 15€ pour un album s'il n'a aucun moyen de se faire une idée de ce qu'il vaut. En gros on nous demande d'acheter des trucs au pif pour se forger nos opinions musicaux. Avec ce type de réflexion, notre horizon musical n'a pas un avenir très poussé. Ca sera une restriction mentale et culturelle qui aurait pour conséquence l'abrutissage des consommateurs. Le piratage est l'unique moyen au monde, bien que toujours pas légal, de découvrir des artistes, des affinités pour un style musical ou même plusieurs. De se faire une idée sur la musique qu'on écoute. Tout les artiste ne sont pas diffusés sur tout les supports. Trop d'artistes ne sont même pas trouvable sur internet en achat légal. Comment leur donner une visibilité s'ils ne sont pas consultables gratuitement? Je suis outré par ces mesures que je trouve totalement déspotique contre productive et avilissante aussi bien mentalement qu'affectivement. C'est pas avec "1,2,3 faites l'amour à trois" ou encore "je suis une fille et j'ai embrassé une fille et j'ai bien aimé" que la société risque de se cultiver un jour, et qui sait même prendre des décisions quant à la façon de se faire traité comme du bétail... JaHimself :"-C'est ça le problème, les gens qui se croient à la place des autres et qui peuvent décider de ce qui est bon pour eux ou pas".
---------------------------- C'est aussi le métier, d'une noria d'avocats d'affaire internationaux, qui rédigent des traités et qui font du lobbying éventuellement à la CEE ou au Parlement FR, pour le compte de Majors . Pour l' ACTA; ils ont voulu déposer un paquet tout prêt, à voter ou à laisser, sur le bureau de la Commission EU....mais le Parlement EU a fait opposition sur ces négociations secrêtes soi-disant....A refaire ! Tout le monde doit respecter le processus démocratique ! Les entourloupes d'hier ne passent plus aujourd'hui... Nous ce qu'on demande : c'est un droit d'usage objectif et démocratique , qui peut aussi contre-balancer la Cabale du Copyright US, qui veut faire la loi chez nous et s'arroger tous les Pouvoirs ou presque sur le web ! Il est temps de protéger les internautes mais aussi les artistes ...car ces gens-là savent se protéger tous seuls par un lobbying abusif !
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ces industries tentent de criminaliser le consommateur en le traitant de tout les noms.
Et comme le dit si bien l'article, c'est aux industries de s'adapter et non au consommateur.
Quand plusieurs propositions ont été faites dans le passé à ces mêmes industries, ont tout simplement refusées.
Ce n'est pas en lançant une vague campagne dans les écoles primaire, que cela changera quoi que ce soit.