C’est un coup de filet d’une ampleur historique, si l’on en croit le lobby du jeu vidéo britannique. Dans un communiqué, l’Association des Editeurs de Logiciels de Loisirs et de Divertissement (ELSPA) a indiqué que les autorités avaient procédé à l’arrestation et à la fermeture d’un commerce de vente en ligne de matériel de copie de jeux vidéo. Le site, qui n’a pas été cité « pour des raisons juridiques », était basé à Camden, dans les quartiers de Londres. Il aurait maintenu ses activités malgré des avertissements reçus des services fiscaux et douaniers de Grande-Bretagne.

Selon l’ELSPA, plus de 50.000 dispositifs de copie de jeux vidéo et périphériques contrefaits ont été saisis, qui concernaient les consoles Nintendo Wii, Xbox 360 et Playstation 3. L’entreprise aurait importé plus de 38.000 de ces dispositifs de copie (probablement essentiellement des modchips à souder sur les consoles), dont 32.000 pour la seule période de décembre 2008 au 29 janvier 2009, date de la saisie.

Comme c’est étrangement le cas dans la plupart des affaires de contrefaçon, les enquêteurs privés de l’ELSPA ont assisté les officiers de police et des douanes sur place, le jour de la saisie. On ne connaît pas beaucoup de cas (c’est même le seul) où la victime est présente et porte le bélier pour enfoncer la porte du suspect le jour de son arrestation. Mais le droit d’auteur est décidément un monde à part dans l’ordre judiciaire.

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