Sorti fin 2006 aux Etats-Unis, le Zune n'a pas réussi à chatouiller les parts de marché de l'iPod sur les baladeurs MP3. Pourtant, Microsoft continue d'y croire, mais envisage un retour à une stratégie plus ouverte après avoir imité la stratégie ultra-propriétaire d'Apple.

Microsoft a-t-il véritablement cru un jour que son baladeur MP3 pourrait rivaliser avec l’iPod d’Apple ? On peine à le croire lorsque l’on constate que trois ans après son arrivée sur le marché américain, le Zune n’est toujours pas disponible en Europe (même si on le trouve en import). Toujours est-il que la firme de Redmond se refuse à envisager d’abandonner la bataille, alors qu’elle s’était donnée cinq ans pour arriver au niveau de son rival.

Alors que Steve Ballmer avait déclaré ce mois-ci que Microsoft se concentrait sur les solutions logicielles fournies aux fabricants de baladeurs MP3, ce qui laissait planer un doute sur l’avenir du Zune en tant que périphérique, le responsable marketing du Zune a modéré les propos de son patron.

« Nous n’allons pas nous retirer du marché de la fabrication de ces matériels, c’est une stratégie dans laquelle nous sommes profondément engagés« , a assuré Adam Sohn au magazine Wired.

Après avoir tenté une approche 100 % propriétaire inspirée du succès de l’iPod, le Zune et son Zune Marketplace pourraient en fait s’ouvrir aux autres constructeurs, pour revenir à une stratégie plus fidèle aux ambitions premières de Microsoft. Un retour aux sources des plus ironiques lorsqu’on se souvient du véritable imbroglio qu’avait causé la sortie du Zune, incompatible avec le standard audio/vidéo poussé par Microsoft.

La logique de la convergence voudrait désormais que le système d’exploitation du Zune finisse par fusionner avec le système Windows Mobile proposé à tous les fabricants de terminaux, pour offrir enfin un Zune Phone capable de concurrencer l’iPhone.

Mais que ce soit sur le marché des baladeurs MP3 ou sur celui des téléphones mobiles, Microsoft semble prendre beaucoup de retard sur la firme de Cupertino en ne sachant pas sur quel pied danser, entre la logique propriétaire exclusive d’Apple et l’optique ouverte de Google (Android). Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ?

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