Prévu initialement ce printemps, le label pour distinguer les marketplaces vertueuses arrivera en 2021.

Les détails manquent, mais l’objectif est fixé. Au cours du premier semestre 2021, la France se dotera d’un nouveau label qu’elle attribuera aux « marketplaces » vertueuses, c’est-à-dire des plateformes de marché en ligne qui satisfont un certain nombre de critères. Ceux-ci ne sont pas encore connus. Ils seront dévoilés en même temps que la présentation des conditions d’obtention du label.

Dans un communiqué commun paru le 7 décembre, le ministre délégué chargé des PME, Alain Griset, et le secrétaire d’État en charge du numérique, Cédric O, ont toutefois donné un aperçu des thèmes que recouvreront ces critères : loyauté, transparence envers les partenaires commerciaux, protection des consommateurs, responsabilité sociétale, enjeux environnementaux et fiscalité.

Le label évoqué par le gouvernement n’est pas sans rappeler le DigiScore, que le Conseil national du numérique a proposé pour les plateformes de travail en ligne comme Uber ou Deliveroo. Calqué sur le NutriScore, en vigueur dans l’agroalimentaire, il est imaginé pour retranscrire dans une note générale l’impact social et les conditions de travail de ces nouveaux acteurs économiques.

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Le label sera présenté l’an prochain. // Source : Julia Berezovska

Un label prévu initialement en avril 2020

Si on ne sait pas encore quelles sont les plateformes qui chercheront à décrocher ce label, ni quelles sont celles qui y parviendront effectivement, le communiqué évoque de manière indirecte quelques sites qui pourraient candidater : Amazon, Backmarket, Boulanger, Cdiscount, Certideal, Conforama, eBay, Fnac-Darty, La Redoute, LDLC, Le Bon Coin, Mano-Mano et Rakuten.

Ce label devait initialement être présenté beaucoup plus tôt, en avril 2020. C’était ce que Cédric O avait annoncé début février de la même année. La crise sanitaire provoquée par la pandémie de coronavirus en a décidé autrement. Lors d’un évènement organisé par la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance), il avait souligné les charges croissantes pesant sur les épaules du secteur.

« La manière de voir l’e-commerce est parfois trop négative alors même que les nuances de comportements entre les e-marchands sont très fortes. Aussi, nous souhaitons lancer un label […] pour récompenser les e-commerçants les plus vertueux et mettre en avant les acteurs français qui s’engagent. Nous voulons qu’il soit un marqueur pour les consommateurs », déclarait-il alors.

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