L'armée de l'air américaine a annoncé le succès d'une série de tests visant à valider le SHiELD. Ce système doit protéger les avions des missiles grâce à un laser.

Dans un futur proche, certaines scènes de guerre pourraient ressembler aux batailles figurant dans les histoires de science-fiction. C’est la réflexion qui nous vient en lisant le communiqué de presse publié le 3 mai par l’US Air Force : « Lors d’une série de tests, le Demonstrator Laser Weapon System (DLWS) est parvenu à repérer et abattre plusieurs missiles ». L’objectif affiché ? Disposer d’un laser capable d’éliminer les menaces aériennes visant les aéronefs.

Le DLWS : le prototype de l’US Air Force capable d’abattre des missiles avec un laser. // Source : Youtube/AFResearchLab

Pour l’instant, le DLWS est cloué au sol et sa taille est très imposante. Mais à terme, il doit cependant être inclus dans un autre système : le SHiELD (Self-Protect High Energy Lasor Demonstrator). Celui-ci, créé en collaboration avec Lockheed Martin, doit être suffisamment compact pour être embarqué sur un avion. La taille mise à part, l’idée est la même : utiliser un laser pour abattre les projectiles mettant en danger l’aéronef.

Un système de défense… et d’attaque

L’armée de l’air américaine et Lockheed Martin mettent en avant la capacité du SHiELD a protéger un véhicule, mais ce n’est pas sa seule fonction. Le laboratoire de recherche de l’US Air Force a mis en avant la capacité offensive de « l’énergie dirigée », c’est à dire du laser. Si une arme utilisant ce système est capable de détruire des missiles, elle peut très bien endommager d’autres véhicules. Les batailles aériennes se réglant à coup de lasers ne semblent plus appartenir uniquement aux Star Wars et autres Star Trek.

Lockheed Martin a commencé sa collaboration avec l’US Air Force en 2017. À l’époque, la firme promettait un premier essai du système SHiELD sur un avion de chasse pour 2021. On ignore aujourd’hui si la société est dans les temps par rapport à ses prévisions, mais le succès des tests du DLWS est « un pas important vers l’utilisation de l’énergie dirigée » selon l’Air Force. Reste à savoir si deux années suffiront à miniaturiser suffisamment l’appareil pour qu’il soit utilisable dans les airs.

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