Blade, l'entreprise française derrière le service de PC dans le cloud Shadow, compte un nouvel investisseur de marque : le géant des télécoms américain Charter.

Avec 41 milliards de revenus et plus de 26 millions de clients, le géant des télécoms Charter pèse lourd aux États-Unis. Alors quand il investit au capital de Blade, la société à l’origine de Shadow, il en augmente les ambitions. Si le montant n’est pas divulgué par l’entreprise française dans son annonce de ce mercredi 19 décembre, il s’accompagne d’une ouverture tout aussi intéressante vers le marché américain.

Avec Charter, Blade dispose d’un nouvel investisseur de marque. //Source : Shadow

Shadow, le service de cloud computing orienté vers les gamers, a de beaux jours devant lui. Grâce à ce partenariat avec Charter, Blade va pouvoir intégrer Shadow dans des packs de service proposés par l’opérateur, et conquérir plus facilement ce nouveau marché. Et puis son investisseur pourrait également lui ouvrir ses centres de données. Blade rapprocherait ainsi ses serveurs de la clientèle américaine, ce qui lui permettrait de garantir les performances de son service.

Shadow boudé par les opérateurs français

Avec 50 000 abonnés à l’heure actuelle et une augmentation revendiquée de 1 000 nouveaux clients par jour, Emmanuel Freund, le PDG de l’entreprise vise encore un tout autre sommet. D’après Les Échos, ce n’est pas moins d’un million de clients que l’entrepreneur espère attirer sur le marché américain.

Les dirigeants de Shadow ont de grandes ambitions pour l’arrivée de leur service aux États-Unis. // Source : Blade

Blade avait levé 51 millions d’euros l’an dernier, et ne cesse de se développer, alors que son service de cloud computing  s’améliore. Destiné aux gamers PC afin qu’ils puissent jouer aux meilleurs jeux du marché sur n’importe quel appareil, il s’est progressivement amélioré pour aujourd’hui supprimer pratiquement tout lag.

Seule ombre au tableau : Blade a dû chercher cet investissement outre-Atlantique. Au Figaro, Freund se désole : « Nous avons obtenu plus facilement des rendez-vous chez Charter, qu’auprès des opérateurs français.  » Dommage pour eux, car avec cet investissement Blade poursuit son développement d’une belle manière.

Ulrich Rozier, cofondateur d’Humanoid, est actionnaire du groupe Blade (Shadow)

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