Sony exhibe son nouveau téléviseur OLED, baptisé AF9, à Berlin. Il n'est que 4K. Tant pis pour lui ?

Quand, il y a quelques semaines, Sony a dévoilé ses nouveaux téléviseurs fers-de-lance nous étions particulièrement excités. Surtout par le spécimen OLED 4K, successeur du A1 et venant se placer au-dessus de l’AF8 — d’ailleurs, il s’appelle simplement AF9. À tel point que nous n’avons pas manqué de l’approcher lors de l’IFA 2018. On concentrera plus volontiers notre avis à chaud sur la fonctionnalité inédite qui plaira sans aucun doute aux propriétaires d’un home cinéma.

En effet, vous parler de l’image a beaucoup moins de sens. Dans un salon orienté professionnel et public, vous ne verrez probablement jamais un rendu décevant. Et c’est peu dire que les rares contenus que nous avons regardés sur l’AF9 nous ont convaincus, pour ne pas dire époustouflés. De toute façon, l’OLED est vraiment une technologie de pointe : en la choisissant en 2018, on ne fera jamais un mauvais choix, qu’importe la marque — les autres technologies ne sont pas encore à maturité.

Sony OLED AF9

On adore le mode enceinte central

Par rapport à ses rivaux et pour justifier le prix, Sony misera sur le X1 Ultimate, son nouveau processeur haut de gamme, lequel améliorera peu ou prou tous les compartiments liés à la partie visuelle. On n’a pu le constater sur une comparaison côte à côte avec celui qu’il remplace sur le segment. Avec le X1 Ultimate, l’image gagne en vibrance et en détails. Pour couronner le tout, elle s’inscrit dans un design chevalet qui, à défaut d’être pratique (il faut un meuble aussi large que la télé), produit son petit effet. Par rapport à l’A1, les ingénieurs ont retravaillé le pied.

Mais ce qui nous a réellement séduit, avec l’AF9, tient dans sa capacité à se substituer à une enceinte centrale dans une configuration home cinéma. Pour ce faire, la connectique comprend des borniers à relier à son amplificateur — comme si la télé était un élément de l’installation sonore. Interrogé par Numerama, le chef de produit de l’univers en question a expliqué que cette nouveauté très appréciable avait été motivée par les utilisateurs. Sony a remarqué que les acheteurs d’un tel produit étaient généralement bien équipé à côté et qu’il était dès lors dommage de ne pas les voir profiter de l’Acoustic Surface, technologie qui remplace les hauts-parleurs en faisant vibrer la dalle. L’argument, qui change vraiment la donne et apparaît très différenciateur, est d’autant plus légitime que l’AF9 passe à l’Audio+ avec un rendu 3.2.

L’autre justification est liée à la logistique. Dans une configuration Home Cinema, l’enceinte centrale n’est pas la plus facile à placer. Quand elle est au-dessus ou en-dessous, on perd en directivité. Et, jusqu’à preuve du contraire, il n’existe aucun téléviseur apte à laisser passer un flux sonore venant de derrière. Avec son mode Voie Central, l’AF9 supprime cet obstacle en se fondant intégralement dans sa configuration non sans épouser le vrai format cinéma (où la centrale est placée derrière une toile percée pour laisser passer le son). La démo proposée par Sony, qui ne donnait qu’un maigre et court aperçu, a livré ses promesses : l’intelligibilité et, surtout, le placement des voix titillaient la perfection. On a hâte de réessayer à la maison pour confronter cette exclusivité à nos habitudes.

Sony OLED AF9
Sony OLED AF9
Sony OLED AF9
Sony OLED AF9
Sony OLED AF9
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