Un logiciel de Neural Concept, startup de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne, a donné naissance à un vélo ultra aérodynamique. Il y a un record à battre.

Du 10 au 15 septembre prochain, les États-Unis seront le théâtre du World Human Powered Speed Challenge, un concours de vitesse rassemblant des véhicules deux-roues imaginés par des instituts universitaires. Pour l’édition 2018, l’IUT d’Annecy emmènera dans ses bagages un vélo conçu par une intelligence artificielle. Le but sera alors de battre un record vieux de six ans : en 2012, une équipe hollandaise avait atteint les 133,78 km/h.

Pour améliorer l’aérodynamisme de son engin, l’IUT d’Annecy s’est tourné vers Neural Concept, une startup de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne. En résulte un vélo qui ne ressemble à aucun autre, pensé pour la performance pure plutôt que le confort et le plaisir de rouler. Il est présenté dans un article publié le 12 juillet 2018.

Un vélo en forme de balle

CEO de Neural Concept, Pierre Baqué explique dans une vidéo le fonctionnement de son intelligence artificielle, imaginée pour optimiser les vertus aérodynamiques d’une forme à partir de critères de taille. « Notre programme est basé sur le machine learning qui apprend à développer une intuition à partir des lois de la physique. Il peut ensuite optimiser la forme pour obtenir la meilleure performance possible » : l’IA fait donc le travail d’un ingénieur mais avec beaucoup plus de scenarii en tête et une meilleure efficacité. 

«  Dans certains cas, Il permet d’obtenir un résultat 5 à 20 % plus aérodynamique que la méthode habituelle et, encore plus important, cette approche s’applique aux cas que la méthode traditionnelle ne peut pas traiter  », ajoute l’intéressé, louant la rapidité et la précision de sa technologie. 

Le véhicule ainsi créé pour le World Human Powered Speed Challenge ressemble à une grosse balle dans laquelle vient se coucher un cycliste. Une forme qui, finalement, n’étonnera personne : pour atteindre sa cible très vite, une balle doit présenter une faible résistance à l’air.

Bien sûr, l’intelligence artificielle de Neural Concept ne s’arrête pas aux vélos et sa flexibilité lui permet d’embrasser d’autres domaines (drones, éoliennes, aéronautique, automobile).

Partager sur les réseaux sociaux