Sept mois après l'arrivée de son nouveau CEO, Uber dévoile un rapport sur la diversité dans sa startup. Les statistiques montrent que les femmes, les personnes LGBT+ et les personnes racisées sont encore minoritaires parmi les employés.

En juin 2017, Travis Kalanick a quitté son poste de CEO cher Uber. Sous la pression des actionnaires, le fondateur du service de VTC a été décrié lors de nombreux scandales concernant sa société. Parmi les critiques adressées à la startup, se trouvait notamment une culture d’entreprise sexiste, passant le harcèlement sous silence — jusque dans ses plus hauts étages.

Sept mois après l’arrivée de son nouveau CEO, en la personne de Dara Khosrowshahi, l’entreprise n’est pas encore un exemple en matière de parité et inclusion. Le 24 avril 2018, Uber a dévoilé un rapport présentant ses efforts en matière de diversité et d’inclusion, au sein de ses propres murs.

2,5 % de femmes en plus qu’en 2017

L’entreprise se réjouit de voir davantage de femmes dans des postes technologiques, et annonce que ce pourcentage a augmenté de 2,5 % entre 2017 et 2018. Néanmoins, ce score reste largement inférieur à d’autres entreprises de la Silicon Valley : Apple, Facebook et Google ont annoncé une augmentation de 21 % en moyenne.

Au total, les femmes représentent 38 % des employés d’Uber, tous types de postes confondus. Cette proportion passe à 18 % pour les postes nécessitant des compétences technologiques.

La startup précise également que 21 % de femmes composent ses strates dirigeantes. « Nous avons embauché davantage de personnes noires et de femmes en tant que dirigeants dans l’entreprise […]. En outre, 23 % de notre conseil d’administration est composé de femmes. L’engagement de notre CEO, partagé avec le reste de la direction, nous encourage, même si nous ne sommes pas encore arrivés là où nous devrions être », écrit Uber.

La question de la représentation des personnes LGBT+ est également abordée par la startup, qui fait savoir que, parmi les employés qui ont accepté de répondre à la question — un tiers d’entre eux –, 15 % s’identifient à cet acronyme.

« Nous ne sommes pas encore arrivés là où nous devrions être »

Uber précise que 49 % de ses employés sont des personnes blanches. Les employés asiatiques sont les personnes racisées les plus nombreuses (32 %), précédant les personnes noires et les afro-américains (8 %), puis les hispaniques et latino-américains (0,4 %).

Ce rapport révèle qu’Uber a encore du chemin à parcourir sur les questions de diversité et mixité. Il est le premier du genre à avoir été dévoilé depuis l’arrivée de Bo Young Lee au poste de cheffe de la diversité et de l’inclusion, en janvier dernier.

Les disparités ne sont pas seulement réservées aux employés de la startup. En effet, des universitaires ont récemment constaté que les conductrices et les conducteurs utilisant l’application ne gagnaient pas le même salaire.

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