Pour que les enfants dorment au lieu de bavarder, Facebook ajoute une option à Messenger Kids, son application pour les enfants de moins de 13 ans. Avec elle, les parents peuvent empêcher l'utilisation du service sur des plages horaires définis à l'avance.

C’est une fonction dont l’absence était assez invraisemblable vu le logiciel auquel elle était destinée. Et pourtant : en lançant à la fin 2017 Messenger Kids, une application de discussion instantanée qui s’adresse aux enfants de moins de 13 ans, Facebook n’avait pas proposé dès le début un « mode sommeil » (sleep mode), qui permet de rendre le programme inutilisable sur certaines plages horaires.

Cet oubli est désormais réparé.

Vendredi 27 avril, le réseau social a corrigé le tir en levant le voile sur une option qui offre aux parents la possibilité, depuis un panneau de contrôle dédié, de définir les périodes pendant lesquelles Messenger Kids ne fonctionne pas, par exemple la nuit en semaine de 21h à 7h du matin, afin d’éviter que les enfants continuent d’envoyer des messages à leurs amis alors qu’il est grand temps d’aller dormir.

Le mode sommeil peut être activé n’importe quand et pour n’importe quel moment de la semaine : c’est à l’adulte que revient la possibilité de définir les jours, l’heure de début et l’heure de fin. Vous ne voulez pas que votre enfant soit sur Messenger Kids à l’heure où il est censé faire ses devoirs ? Bloquez la plage horaire concernée. Vous voulez qu’il forme plutôt qu’il clavarde ? Restreignez l’usage nocturne.

La fonctionnalité est basique et distingue deux périodes dans la semaine : les jours d’école et le week-end. De cette façon, vous pouvez vous montrer un peu plus souple les samedis et les dimanches. Ce type de réglage est relativement courant : dans le monde des jeux vidéo par exemple, des sociétés comme Blizzard et Sony fournissent des paramètres pour gérer le temps de jeu, notamment.

Messenger Kids se veut un espace très sûr pour les enfants ; ainsi, chaque nouvelle conversation de leurs enfants doit être validée par les parents avant de démarrer. Cependant, le logiciel est loin de faire l’unanimité. Un collectif de pédiatres, de psychologues, d’universitaires, de psychiatres et de médecins s’inquiète des effets qu’une telle application peut avoir sur le développement de l’enfant

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