Lors de son allocution devant le Congrès américain, Mark Zuckerberg a été interrogé sur le ciblage publicitaire. Le CEO de Facebook a affirmé que son site n'écoute pas ses membres via leur microphone pour leur soumettre des annonces.

Le 10 avril 2018, Mark Zuckerberg s’est rendu devant le Congrès américain pour présenter son témoignage, à la suite du scandale provoqué par l’affaire Cambridge Analytica. Lors de cette allocution, le CEO de Facebook a bien évidemment évoqué la problématique des données personnelles.

Le sujet est particulièrement médiatisé depuis que deux enquêtes ont révélé l’aspiration des données personnelles de millions de membres du site, par une société spécialisée dans l’analyse comportementale.

Parmi les thèmes abordés au cours de cette audience, le créateur du réseau social a été interpellé au sujet des publicités diffusées sur Facebook. Il y a quelques mois, un représentant du réseau social avait nié l’information selon laquelle le site utiliserait les microphones de ses utilisateurs, afin de leur soumettre ensuite des publicités liées à un sujet dont ils auraient parlé.

« Nous ne le faisons pas »

Le sénateur Gary Peters a ainsi demandé à Mark Zuckerberg de répondre par « oui ou non » à cette interrogation. Le CEO de Facebook a officiellement nié la possibilité que le site ait utilisé le son capté par les appareils de ses internautes, afin de récupérer de telles données à des fins de ciblage publicitaire.

« Nous ne le faisons pas. Sénateur, permettez-moi d’être clair à ce sujet. Vous parlez de la théorie du complot qui circule au sujet du fait que nous écouterions ce qui est capté par votre microphone, et que nous l’utiliserions. Nous ne le faisons pas. Nous permettons aux gens de faire des vidéos avec leur appareil et de les partager. Les vidéos contiennent aussi du son. Nous le faisons, pendant que vous tournez une vidéo, nous enregistrons cela et l’utilisons pour améliorer notre service en nous assurant que vous avez du son. C’est assez clair », a répondu le fondateur de Facebook.

Le réseau social a déjà été confronté à cette accusation en 2016. Facebook avait alors publié un communiqué assurant que son site « n’utilise pas le microphone de votre téléphone pour façonner ses publicités ou changer ce que vous voyez dans votre fil d’actualités ».

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