Et si des algorithmes permettaient de mieux dispatcher les taxis en ville, en fonction des événements, comme un concert ou un match de sport ? La presse nippone rapporte que Sony est en train de travailler dessus, en partenariat avec des sociétés de taxis au Japon.

Pour augmenter leurs chances d’avoir un client, les conducteurs de taxi se placent aux endroits où il y a traditionnellement une forte affluence de voyageurs, comme une gare ou un aéroport. C’est en effet ici qu’un besoin en transport peut se faire ressentir, parce que les personnes n’ont pas forcément organisé leur déplacement pour couvrir les derniers kilomètres jusqu’à l’hôtel ou au domicile.

Mais ces chances pourraient-elles être encore augmentées en misant sur un système algorithmique ? C’est dans cette direction que travaillerait Sony, afin d’organiser le déploiement de taxis non pas en fonction de lieux fixes, ou en tout cas pas que, même s’il s’agit d’un important nœud de réseau de transport en commun,  mais aussi en incluant des variables plus fluctuantes, comme des événements ponctuels.

Akiba, Tokyo CC. Luca M.

Inclure les événements ponctuels

Selon le Nikkei Asian Review, l’entreprise japonaise est en train de mener une alliance de sociétés de taxis au Japon pour développer une solution permettant de dispatcher les conducteurs plus efficacement, selon des critères comme le trafic automobile, la météo et des manifestations culturelles (comme un concert, une pièce de théâtre, etc) ou sportives (le Japon accueillera les Jeux olympiques d’été en 2020).

Cela impliquerait de connaître les lieux où se déroulent les événements pris en compte mais aussi leur durée pour déterminer à quel moment ils se terminent.

Ainsi, à quelques minutes de la fin d’un match ou d’un concert, des taxis pourraient être alertés et être invités à se positionner aux abords du stade ou d’une salle de concert. On pourrait aussi imaginer un système qui prenne en considération d’éventuels aléas au niveau des transports en commun (même si au Japon, les bus et les trains circulent avec une constance et une ponctualité tout à fait remarquables).

Au Japon, le secteur des taxis est protégé car il est obligatoire de posséder une licence pour opérer un service commercial. Dans ces conditions, il n’est pas possible pour un service de véhicule de transport avec chauffeur privé (VTC) de s’implanter dans l’archipel nippon. Les tentatives menées par Uber en 2015, avec une solution de covoiturage, ont été stoppées par les autorités.

japon-olympiques
CC t-mizo

Mais si les taxis sont relativement tranquilles au Japon, ils sont aussi conscients qu’il leur faut s’adapter à de nouveaux usages, comme la possibilité de réserver un taxi avec une application. Les sociétés qui opèrent ces flottes de véhicules sont en tout cas disposées à les connecter davantage — au moins cinq d’entre elles travaillent en partenariat avec Sony sur ce projet, qui n’a pour l’instant aucun calendrier de sortie.

On peut toutefois supposer que Sony, si ce projet se concrétise, essaie de viser une date autour des prochains JO, dans la mesure où le pays, de manière générale, entend profiter de l’événement sportif pour en faire une vitrine technologique de son savoir-faire. Et une telle approche se marierait sans doute très bien avec l’arrivée de taxis robots, qui sont testés depuis 2015.

Partager sur les réseaux sociaux