Ce lundi 21 septembre 2026, Google lance ses premiers Googlebook, des ordinateurs portables plus haut de gamme que les Chromebook, avec des finitions plus soignées et des configurations plus musclées. Dévoilés en mai dernier à l’occasion de The Android Show, ils inaugurent un nouveau système maison qui associe les technologies d’Android et de ChromeOS.
Les Googlebook sont désormais disponibles en précommande, depuis le 21 septembre 2026 à 15h. Les premières livraisons sont annoncées dès le 5 octobre. L’achat d’un Googlebook s’accompagne aussi d’une offre d’un an sur Google AI Pro, l’abonnement payant de Gemini, à activer avant le 31 mars 2027. D’autres offres sont proposées sur YouTube Premium, GeForce NOW et plusieurs logiciels de création, sous conditions d’éligibilité.
Cinq Googlebook au lancement
Les premières fiches techniques tranchent déjà avec les Chromebook. Écrans OLED sur quatre des cinq modèles, 16 Go de mémoire vive au minimum, châssis en métal et poids autour d’un kilo : Google vise des machines qui peuvent se retrouver dans la même sélection d’achat qu’un MacBook ou un PC Windows bien équipé. Avec forcément des prix qui vont avec. Cinq modèles accompagnent le lancement.
| Modèle | Processeur | RAM | Écran tactile | Poids | Prix de départ |
|---|---|---|---|---|---|
| Acer Googlebook 14 | Core Ultra 5/7 Series 3 | 16 Go | OLED 14″, 2,8K | 1,13 kg | 1 199 € |
| Dell XPS Googlebook | Snapdragon X Elite | 16 à 32 Go | 13,4″, 2,5K | 1 kg | 1 199 $ (pas de disponibilité sur le site actuellement) |
| HP Googlebook 14 | Snapdragon X Elite | 16 à 32 Go | OLED 14″, 2,8K | 1,24 kg | 1 099 € |
| Lenovo Googlebook 15 | Core Ultra 5 Series 3 | 16 Go | OLED 15,3″, 2,8K | 1,28 kg | 1 349 € |
| Asus Googlebook 14 | Core Ultra 5/7 Panther Lake | 16 à 32 Go | OLED 14″, 2,8K | 1 kg | 1 399 € |
Google annonce également, pour l’ensemble de cette famille, un clavier rétroéclairé, la fameuse barre lumineuse Glowbar multicolore sur le capot, un NPU de 40 TOPS ou plus et une autonomie de 14 heures ou plus.
Android sur un ordinateur : quels logiciels pourra-t-on utiliser ?
Les Googlebook s’appuient sur les fonctions d’Android, avec le navigateur Chrome et plusieurs sources d’applications : le Google Play Store, les applications web installables, aussi appelées PWA, et des logiciels Linux exécutés dans des environnements isolés. C’est un point à regarder avant la puissance du processeur.
C’était justement l’un des principaux points faibles des Chromebook face à la concurrence : certains logiciels disponibles sur Windows ou macOS manquaient à l’appel, et leurs équivalents Android ou web ne suffisaient pas toujours à les remplacer. Pour devenir un ordinateur principal, les Googlebook devront donc convaincre sur ce terrain : pouvoir retrouver ses outils habituels sans multiplier les compromis.
L’avantage de fonctionner sur Android reste que l’OS de Google promet de pouvoir reprendre certaines tâches d’un smartphone au PC et de retrouver les fichiers du mobile sur l’ordinateur. Sur son site officiel, il présente notamment Cast My Apps, pour afficher les applications du téléphone sans les installer sur le portable, et Quick Access, pour accéder à ses fichiers. Ces deux fonctions demandent un smartphone sous Android 17 ou une version ultérieure.
Ce que Gemini apporte aux Googlebook
Il s’agit de l’argument marketing de cette nouvelle gamme : intégrer au maximum l’intelligence artificielle comme une boîte à outils parfaitement intégrée au système d’exploitation.
La fonction la plus intéressante sur le papier s’appelle Magic Pointer. Un geste du curseur permet de solliciter Gemini sur ce qui apparaît à l’écran. L’intérêt est de désigner directement le contenu sur lequel on veut de l’aide, en limitant les captures d’écran et les copier-coller dans une conversation.
Google ajoute aussi Magic Cues, une assistance qui tient compte de l’agenda, des emails et des tâches en cours, ainsi que Create My Widget, encore en bêta, pour créer un widget de bureau entièrement personnalisé à partir d’une demande écrite.
Rambler doit permettre de recueillir des idées exprimées à l’oral et de les structurer. Un accès natif à Antigravity, l’environnement de développement et de travail avec des agents de Google, figure également au programme.

Gemini ne fonctionnera pas nécessairement sans Internet : Google précise notamment que Magic Pointer et Create My Widget nécessitent une connexion.
En France et dans le reste de l’Union européenne, il faudra aussi composer avec des fonctions absentes au lancement. Google n’a toutefois pas précisé lesquelles, ce qui complique l’évaluation de ce que ces ordinateurs proposeront réellement aux acheteurs français dès leur sortie.
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